Gérard Collomb, ancien maire de Lyon et ancien président de la métropole de Lyon.

Lyon : le procureur requiert 6 mois de prison avec sursis contre l'ancienne directrice de cabinet de Gérard Collomb

À Lyon, six mois de prison avec sursis et six mois d’inéligibilité ont été requis contre Arabelle Chambre-Foa, ex-collaboratrice de Gérard Collomb, poursuivie pour "pantouflage".

Elle est accusée de "pantouflage", c'est-à-dire de quitter la fonction publique pour une entreprise privée. Désormais âgée de 64 ans, l'ancienne directrice de cabinet de Gérard Collomb Arabelle Chambre-Foa a comparu vendredi à Lyon. Le parquet lui reproche notamment d’avoir rejoint La Fabrique de la Cité, une filiale du groupe Vinci, sans avis déontologique. Pour rappel, un passage du public au privé nécessite un avis déontologique de son employeur, puis l'approbation de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique.

Les faits remontent à la mi-janvier 2021, lorsqu'Arabelle Chambre-Foa rejoint le think tank La Fabrique de la Cité après 6 mois passés chez les pompiers en tant que directrice administrative et financière. Poste qu'elle avait obtenu après avoir quitté près la défaite de Collomb aux municipales en juillet 2020 Selon nos confrères du Progrès, la chambre des Comptes évoque un "recrutement biaisé" et le parquet suspecte que l’intermède au service d’incendie et de secours, n’était qu’un poste "rebond", destiné à éviter à l’intéressée de se saisir de la question déontologique. 

Un rôle dans les dossiers Vinci ?

Les juges ont également cherché à établir le rôle qu'aurait joué Arabelle Chambre-Foa dans les dossiers Vinci, lorsqu'elle conseillait Gérard Collomb. Pour cause, la Chambre régionale des comptes avait relevé des manquements aux règles de la commande publique dans certains montages conclus entre le groupe et la Métropole. Vinci était notamment le promoteur des tours Ycone, à la Confluence, et de To-Lyon, à la Part-Dieu, dont il était aussi le développeur.

Des accusations niées par la prévenue, qui résume son rôle à la gestion de l'agenda de l'ancien maire de Lyon ainsi qu'à la cohésion de sa majorité lors des votes. Des arguments qui n'ont pas convaincu le procureur. Ce dernier a requis six mois d’emprisonnement avec sursis, l’affichage du jugement à intervenir à la mairie et à la Métropole, ainsi que six mois d’inéligibilité. Verdict attendu le 12 novembre prochain.

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