Pour la troisième journée de mobilisation dans les lycées, la situation s’est tendue ce mercredi à La Martinière Diderot, dans le 1er arrondissement de Lyon. Plusieurs incendies de mobilier urbain et des affrontements avec les forces de l’ordre ont eu lieu.
La mobilisation lycéenne s’est poursuivie ce mercredi 30 septembre à Lyon. Parmi les établissements concernés, le lycée La Martinière Diderot, dans le 1er arrondissement, a connu une matinée très tendue. Une cinquantaine de jeunes ont tenté de bloquer l’accès à l’établissement. Plusieurs étaient encagoulés et vêtus de noir. La situation a rapidement dégénéré sur le cours Général Giraud, avec des incendies de mobiliers urbains et des jets de projectiles en direction des forces de l’ordre.
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Incendies, arrêt de bus détruit et intervention des CRS
Deux feux ont été allumés à proximité du lycée. Des poubelles, de l’essence, des branches d’arbres et des Vélo’v ont été utilisés pour alimenter les incendies. Une habitante du quartier est également sortie pour demander aux manifestants de ne pas s’en prendre aux arbres utilisés pour les incendies : "Ne touchez pas aux arbres s’il vous plaît. On est avec vous mais ne détruisez pas la nature."

Contactée par Lyon Capitale, la préfecture du Rhône nous indique qu’aucun établissement du Rhône n’a été bloqué. Sur place, celui de La Martinière n’a pas été bloqué, mais la situation a obligé la suspension des cours à cause notamment de la fumée provoquée par les incendies. D’autant plus que, lors d’une seconde vague de tensions, plusieurs individus ont tiré des mortiers d’artifice en direction des fenêtres du lycée.
Lors de la première salve, intervenue pendant la venue de Laurent Wauquiez, conseiller spécial de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, les CRS sont intervenus pour disperser les individus qui leur lançaient des projectiles. Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène.
"On veut être respectés. C’est inadmissible de recevoir autant de gaz lacrymogène. Je suis asthmatique, c’est du grand n’importe quoi", témoigne un lycéen présent sur place. Lors de la seconde vague, des automobilistes ont tenté de franchir le barrage installé sur la chaussée. Certains jeunes ont alors secoué des véhicules et sont montés sur certaines voitures.
La situation a également été marquée par la présence de tags à caractère politique et de drapeaux palestiniens. Des chants contre l’extrême droite ont été entonnés. Un chant à caractère antisémite a par ailleurs été lancé par un petit groupe. Pour rappel, la mobilisation intervient dans un contexte national de contestation autour des moyens accordés à l’Éducation nationale. Sur place, les revendications ne semblaient pas être les mêmes. Quant aux journalistes, nous n'étions clairement pas les bienvenus, que ce soit nos confrères ou nous-même. Une fois identifiés, plusieurs individus nous ont suivi et demandé de ne pas filmer.

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"Ce ne sont pas des lycéens qui sont dans un mouvement"
Présent sur place, Laurent Wauquiez a dénoncé les dégradations et les violences. "Ce ne sont pas des lycéens qui sont dans un mouvement, mais des casseurs qui instrumentalisent tout ça. Une fois que des casseurs auront été identifiés, on les poursuivra en justice, on portera plainte et demandera réparation", a déclaré le conseiller spécial de la Région.

Il a affirmé que les agents présents la veille avaient empêché l’accès au lycée et évité, selon lui, que l’établissement soit incendié. Laurent Wauquiez a également lancé une pique envers La France Insoumise, en lâchant que les événements constituaient "l’image de ce qu’est l’approche de LFI à l’intérieur de notre société politique".
Plusieurs autres lycées de l’agglomération lyonnaise sont concernés par des blocages ou des tensions. À Saint-Exupéry, dans le 4e arrondissement, la situation était également tendue. D’autres mobilisations ont été signalées à Villeurbanne, Oullins, Vaulx-en-Velin et Décines. À l’inverse, le mouvement au lycée Édouard-Herriot, dans le 6e arrondissement, se poursuivait dans une atmosphère plus calme.
14 interpellations ce mercredi matin
La préfecture du Rhône nous indique que plusieurs établissements scolaires de la métropole de Lyon ont fait l’objet de rassemblements accompagnés de jets de projectiles et d’incendies de mobilier urbain. Les services de l’État annoncent 14 interpellations depuis le début de la matinée. "Les forces de l’ordre restent totalement mobilisées pour prévenir toutes nouvelles tentatives de blocages", indiquent-ils.
Le bilan communiqué par les autorités risque d’évoluer au fil de la journée.

Pendant que l'éducation nationale manque de moyens financiers, le groupe politique de Wauquiez vote des millions de subventions pour les écoles privées.
La destruction de la France est en marche, depuis longtemps, grâce à ce groupe politique LR.