Monseigneur Olivier de Germay a remplacé le cardinal Barbarin en 2020 à la tête du diocèse de Lyon (Photo by Charly TRIBALLEAU / AFP)
Monseigneur Olivier de Germay a remplacé le cardinal Barbarin en 2020 à la tête du diocèse de Lyon (Photo by Charly TRIBALLEAU / AFP)
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Affaire Plessy : le diocèse de Lyon a-t-il failli ?

Le diocèse de Lyon est sous le feu des critiques. Communication contestée, soutien jugé insuffisant à la victime, fonctionnement de la cellule d’écoute et calendrier des annonces : la gestion de l’affaire soulève de nombreuses questions. À retrouver en kiosque dans notre numéro du 25 septembre.

“On ne parle pas d’un phénomène isolé mais d’un dysfonctionnement systémique”, accuse maître Nadia Debbache, avocate de la victime dans son interview à Lyon Capitale. Au-delà des agissements du père Plessy, la défense interroge la responsabilité des autorités religieuses dans l’absence de dispositif d’alerte au sein des Chartreux. Les établissements agissent sous une tutelle qui nomme la direction, garantit le projet éducatif et la contrôle.

Les Chartreux étaient sous la tutelle de la Société des prêtres de Saint-Irénée [lire aussi : Abus sexuels dans l'Église : la Société des prêtres de Saint-Irénée dans le viseur]. Selon plusieurs professeurs interrogés par le journal La Croix, cette société ne semble pas avoir exercé de contrôle sous la direction du père Plessy. Une information recoupée par Lyon Capitale. “Nous avons demandé la cotutelle du diocèse à partir de juillet”, se défend l’évêché. Mais l’avocate de la victime met également en cause la réaction du diocèse une fois les faits signalés. Elle accuse sa communication de “minimiser la gravité des faits subis”. En employant le terme de “relation” entre le prêtre et la jeune femme, l’archevêché laisserait, selon Nadia Debbache, planer l’idée d’une relation libre et consentie entre adultes. Elle relève aussi l’absence, dans le communiqué du 2 septembre, d’un mot de soutien à la victime ou à l’enseignante qui a alerté. Une communication qui “a durement affecté la santé de la plaignante, un impact attesté par des constatations médicales”, souligne-t-elle. 

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Plus grave encore, l’avocate accuse la cellule d’écoute du diocèse d’avoir laissé la jeune fille en contact avec son agresseur pendant tout le mois de juin. La cellule du diocèse aurait par ailleurs tenté implicitement de la dissuader de porter plainte. D’après l’avocate, la jeune fille aurait notamment été avertie que, si elle saisissait la justice civile, “l’avocat de la défense allait la massacrer” et qu’il n’y aurait pas de suites judiciaires, mais seulement des sanctions canoniques au bout de l’affaire. La jeune fille, se sentant abandonnée alors que son contact au diocèse ne répondait plus pendant l’été, selon maître Debbache, aurait donc préféré prendre une avocate contre les conseils de l’archevêché.

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Le calendrier interroge

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