Collectifs, syndicats et militants se réuniront ce jeudi 17 septembre sur la place de Milan (3e arr.) pour dénoncer leurs conditions de travail, le manque de places d’hébergement et les expulsions des familles des lieux de vie.
Les travailleurs sociaux sont inquiets et ne décolèrent pas. Après plusieurs jours de mobilisation ces deux dernières semaines pour dénoncer l’expulsion sans délai des 280 femmes et enfants d’un immeuble situé place de Milan, dans le 3e arrondissement de Lyon, ordonnée par la justice après un recours déposée par la Métropole de Lyon, propriétaire du bâtiment, ils seront aux côtés de plusieurs collectifs, associations et militants sur cette même place de Milan, ce jeudi 17 septembre, pour une grande mobilisation. Parmi eux, les collectifs Solidarité entre femmes à la rue, Collectif Soutiens/Migrans Croix Rousse, le Samu Social de Lyon et Médecins du Monde.
Tous dénoncent "l’urgence" de la situation, notamment celle des Stations Milan et Rockefeller (dispositif dédié à l’accueil des mineurs non accompagnés en recours de minorité sur le territoire de la Métropole de Lyon) aujourd’hui menacées de fermeture par l’État et la Métropole de Lyon, ou du droit à l’hébergement qu’ils estiment "bafoué".
"Cette rentrée marque un cap sans précédent pris par la Préfecture et la nouvelle Métropole : dans une ville marquée par la réapparition des campements depuis plusieurs années, des milliers de personnes supplémentaires risquent de se retrouver à la rue dans les mois qui viennent", alertent-ils dans un communiqué commun ce mardi.
Le rendez-vous est donné à 11 heures.
Dans un communiqué diffusé le 4 septembre dernier, la Métropole de Lyon indiquait avoir "pris connaissance" de l’ordonnance rendue par le tribunal judiciaire de Lyon. Les expertises produites dans le cadre de la procédure engagée par la collectivité auraient en effet mis en évidence "des risques critiques d'incendie liés à l'état des installations électriques, ainsi que des risques de chute d’éléments du bâti et des risques sanitaires."
Véronique Sarselli, présidente de la Métropole de Lyon, assurait alors que la collectivité a "pris [ses] responsabilités" et soulignait que la justice "confirme dans sa décision que cette situation ne pouvait pas perdurer et que la protection des personnes vulnérables ne peut consister à les maintenir dans un lieu qui met leur sécurité et leur santé en danger."
