Birke Gorm – sit-up (sit-down), 2022 – courtesy Birke Gorm and Croy Nielsen, Vienna © Jacob Friis-Holm Nielsen

18e Biennale d’art contemporain : focus sur quelques artistes invités

Avec 118 artistes de 42 nationalités, 65 créations déployées dans onze lieux, la 18e Biennale d’art contemporain de Lyon démarre ce week-end. Focus sur quelques artistes invités à ne pas rater !


Birke Gorm - sit-up (sit-down), 2022 - courtesy Birke Gorm and Croy Nielsen, Vienna © Jacob Friis-Holm Nielsen

Birke Gorm (Née en Allemagne, vit en Autriche)

Birke Gorm dénonce la société de surconsommation en créant des installations monumentales avec des matériaux récupérés (métal de rebut, carton, sacs de jute, acier, céramiques brisées…). Mais aussi des déchets qu’elle transforme en matériaux ressources, jouant sur la notion de ruine et de valeur, imaginant des espaces où ils deviennent symboles de créativité.



Rose Frigière, Lancement d’Afrodites, Salon afro AM Phyto, Marseille, 8 mars 2024 - Photo : Gérard Maximin

Rose Frigière (Née au Cameroun, vit à Marseille)

Engagée dans la prévention contre les violences sexistes, Rose Frigière utilise la performance, l’image et le texte pour produire des récits/fictions autour de la transmission, la mémoire individuelle et collective. Elle apporte une attention aux voix des femmes d’ascendance africaine qu’elle rencontre dans des salons de coiffure (elle a collaboré ici avec des coiffeurs à La Guillotière).



Archana HandeWeaving Light, Artspace, Sydney@Hamish McIntosh

Archana Hande (Née et vit en Inde)

Creusant, au travers d’installations, vidéos et sculptures, la manière dont les systèmes de production et les technologies façonnent les réalités matérielles et sociales, Archana Hande relie l’histoire lyonnaise de la production de soie aux industries textiles de Bangalore. Elle explore des histoires communes liées au travail, à la technologie et au commerce colonial.


Léa Collet, Jardins Partagés, 2026 - Une co-production Biennale de Lyon et Nouveau Musée de Monaco, en collaboration avec : les CP de Ferdinand Buisson (Lyon 5), la seconde du Lycée Saint-Exupéry, Les Petites Sœurs des Pauvres et l’EHPAD Korian Le Clos d’Ypres (Lyon 4). Avec l’aimable soutien de Lyon Nature. Caméra : Christophe Fiorletta et Théo Douziech

Léa Collet (Née à Lyon, vit à Paris)

Léa Collet s’intéresse à l’un des lieux les plus extraordinaires et méconnus : le jardin Rosa-Mir (à la Croix-Rousse) créé par l’exilé espagnol Jules Senis Mir. Au travers d’ateliers avec des enfants et personnes âgées, elle utilise des pratiques analogiques et numériques, notamment l’intelligence artificielle, pour éprouver collectivement le lien entre l’histoire du jardin et ses futurs possibles.



Álvaro Urbano, Untitled, 2017. Vue d’installation, Fondation CAB, Bruxelles. Image courtesy ChertLüdde (Berlin), Travesía Cuatro (Madrid, Mexico, Guadalajara), Marian Goodman Gallery (New York, Los Angeles, Paris). Photo : Álvaro Urbano

Álvaro Urbano (Né en Espagne, vit en Allemagne)

Álvaro Urbano perçoit l’architecture comme un espace traversé par la mémoire, le désir et la projection, créant des installations sculpturales composées à la fois de formes végétales vivantes et artificielles restructurées par le son et la lumière, qui troublent la frontière entre l’organique et le bâti pour déployer des environnements en métamorphose.



Maureen Lander, Kit-Set Whanaungatanga, 2017. Harakeke, teintures Terie. Collection de l’artiste@Maureen Lander

Maureen Lander (Née et vit en Nouvelle-Zélande)

Artiste maorie, Maureen Lander développe le tissage avec le harakeke (lin de Nouvelle-Zélande) et le muka, la fibrequi en est extraite, et élabore des installations dans un dialogue entre formes contemporaines et savoirs ancestraux. Transformées en espaces vivants et lumineux, ses œuvres accueillent un héritage réinvesti, ancré dans le présent.



Mai Nguyen-Long, The Vomit Girl Project, 2024.  Commande pour APT11. Avec des prêts sélectionnés des collections de Max Germanos, Kon Gouriotis, Stuart Horstman, Daniel Soma et de l’artiste. © Mai Nguyen-Long. Photo : C. Callistemon, QAGOMA.

Mai Nguyen-Long (Née et vit en Australie)

Avec Vomit Girl, une série de sculptures en céramique, Mai Nguyen-Long questionne le silence imposé, le rejet et le déplacement reliés à une histoire personnelle marquée par les traumatismes de la diaspora vietnamienne (son père étant vietnamien). Mêlantart contemporain, pratiques folkloriques et humour, elle crée des récits où la violence de l’effacement de la mémoire côtoie la réparation.

18e Biennale d’art contemporain de Lyon - “Passer d’un rêve à l’autre”
Du 19 septembre au 13 décembre – labiennaledelyon.com

Laisser un commentaire

réseaux sociaux
X Facebook youtube Linkedin Instagram Tiktok
d'heure en heure
d'heure en heure
Faire défiler vers le haut