Fireguard, spécialiste des tissus résistants à la chaleur et destinées à la sauvegarde du patrimoine culturel, a connu un succès retentissant depuis ses débuts en 2021. Aujourd’hui, l’entreprise veut étendre son marché outre-atlantique.
Otego, basé à Dagneux dans l’Ain, est spécialisé dans les textiles résistants à la chaleur, aux flammes et aux fumées, comme aux produits chimiques et aux projections d’eau. Avec la création de Fireguard, en 2021, l'entreprise a eu envie de s’étendre à la protection du patrimoine culturel, à la suite des incendies qui ont ravagé Notre-Dame de Paris en avril 2019.
Des housses résistantes aux flammes
Grâce à une collaboration avec des acteurs de la protection du patrimoine et des pompiers, la concrétisation du projet est survenue rapidement. Sont ainsi nées, des couvertures et des housses de tissus de fibre minérale et aluminisées, recouvertes d’une couche fine d’aluminium, destinées à sauvegarder les œuvres d’art en cas de départ de feu. Des solutions pour nos peintures, sculptures, mobiliers ou tapisseries, qui peuplent les musées en France et aux quatre coins du globe.
Résistante à une exposition prolongée à une chaleur extrême, une housse de l’entreprise a permis à un tableau recouvert et placé dans un environnement atteignant les 450°C pendant 30 minutes, de ne jamais excéder les 60°C. Ultra-légères, elles sont aussi pensées pour une installation rapide par les pompiers.
Objectif Etats-Unis
Depuis, Fireguard a trouvé refuge dans plus de quatorze pays et près de 250 institutions culturelles. En France d’abord, à commencer par Le Louvre, musée le plus visité du monde en 2025. Mais aussi en Espagne, Suisse, Taïwan, Royaume-Uni, Norvège, et ce, autant dans des musées emblématiques comme la Royal Collection à Londres, que dans des institutions : les Parlements australien et norvégien en sont des acheteurs. Des établissements qui sont parfois plus équipés contre la chaleur pour protéger leurs œuvres que pour accueillir le public.

Aujourd’hui, Fireguard a les yeux tournés vers le marché états-unien. Une brèche à opportunité économique dans un pays où les solutions pour la protection d’urgence des œuvres d’art ne se bousculent pas. Thierry Mosa, président du groupe Otego s’est prononcé à ce sujet : “Aux États-Unis notamment, où se concentre une part importante du patrimoine privé mondial, la sensibilisation aux solutions de protection des œuvres en situation d'urgence continue de progresser et nous souhaitons accompagner cette évolution.”
Les Etats-Unis représentent, à eux-seul, près de 44% des collections d’arts privées dans le monde, selon le rapport annuel de 2025 sur l’état du marché de l’art, le Global Art Market Report. Un marché aux abords de pactole donc.
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Pendant ce temps, nombre de chef-d'oeuvres picturaux ne comporte pas de protection vitrée. D'où les soupers du Monet à Lyon, du Vinci à Paris et à Londres justement visés par des pseudo-écologistes; par ce que vitrés. Moins risqué au pénal !