Les Nations Unies ont adressé des “lettres d’allégations” à l’État français ainsi qu’aux groupes Arkema et Daikin au sujet des rejets de PFAS dans la vallée de la chimie.
L'ONU monte au créneau au sujet de la pollution au sein de la Vallée de la chimie. Le 13 mars dernier, les Nations Unies ont envoyé des "lettres d’allégations" à l'Etat Français, ainsi qu'à Arkema et Daikin, deux géants de la zone industrielle. Concrètement, l'organisation mondiale met en cause le rejet de PFAS, aussi appelés polluants éternels cancérigènes, et son effet néfaste sur "les droits humains" des salariés de ces deux sociétés, ainsi que sur les "populations concernées dans les départements du Rhône, de la Loire et de l’Isère".
Selon l'ONU, le droit à un environnement propre, sain et durable n'est pas respecté. L’ONU estime qu’environ 200 000 personnes seraient ainsi exposées à une concentration particulièrement élevée de PFAS.
Pour rappel, ces conclusions de l'organisation ont été produites suite à une sollicitation de l’association Notre Affaire à Tous, datée de l’été dernier. Sollicitation que l'ONU a jugée légitime, elle a ensuite basé son enquête sur différents travaux, notamment de l'ANSES et de l'ATMO.
L'Etat accusé de manquer de créativité
Mis en cause dans cette affaire, l'Etat français aurait sa part de responsabilité dans la diffusion massive de PFAS selon les Nations Unies qui mettent en exergue les nombreux rapports parus dévoilant "la présence de niveaux dangereux" de polluants.
Même si ces déclarations de l'institution internationale ne sont pas contraignantes, elles donnent du crédit aux associations, qui se disent satisfaites de cette "reconnaissance institutionnelle et symbolique", explique un représentant de Notre Affaire à Tous au Progrès. A noter que ces lettres sont restées sans réponse de la part des intéressés. De son côté, l’entreprise Daikin avait annoncé en décembre dernier qu’elle stopperait l'utilisation d'un PFAS controversé.
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