Cinq hommes dont un mineur ont été écroués après de nouvelles arrestations dans le cadre d'une enquête sur le rapt avec rançon, fin 2024 dans l'Ain, du père d'un influenceur connu et entrepreneur en cryptomonnaies, a annoncé lundi le parquet.
Âgés de 16 à 42 ans lors de l'agression et connus de la justice, ils ont été notamment mis en examen pour "enlèvements, séquestrations", "extorsion en bande organisée", "complicité" et "violences aggravées" puis placés en détention provisoire, indique dans un communiqué la procureure de Bourg-en-Bresse, Karine Malara.
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Ils ont été interpellés sur les secteurs du Mans (Sarthe), d'Angers (Maine-et-Loire), de Saint-Arnoult (Yvelines) et d'Epinal (Vosges). Leurs arrestations s'ajoutent à celles en juin de cinq premiers suspects, ajoute-t-elle. Ces derniers, âgés de 17 à 22 ans, avaient été interpellés aussi dans la Sarthe et les Yvelines avant d'être poursuivis et écroués pour des motifs similaires, avait indiqué à l'époque la procureure.
Le 31 décembre 2024, des individus armés avaient séquestré un couple à leur domicile de Saint-Genis-Pouilly tout près de la frontière suisse. Ils avaient alors demandé une rançon à leur fils, un influenceur "connu du grand public" et vivant à Dubaï, selon la même source.
N'obtenant pas la somme réclamée, ils avaient enlevé le père, retrouvé quelques heures plus tard dans le coffre d'une voiture dans la Sarthe par des policiers du Mans, près de 700 km plus loin. Le père de l'influenceur, âgé de 56 ans, avait été "violenté, aspergé d'essence et transporté dans le coffre d'une voiture, à défaut de paiement" de la rançon demandée, avait alors ajouté Mme Malara. La mère avait été retrouvée ligotée à son domicile.
Les rapts contre rançon ou tentatives liés aux cryptomonnaies ont connu une recrudescence ces derniers mois. Début mars, douze personnes avaient été mises en examen à Lyon dans le cadre de l'enquête sur l'enlèvement et la séquestration d'un jeune Suisse l'été dernier en France afin d'obtenir une rançon en cryptomonnaie, avait indiqué dans un communiqué la gendarmerie.
Ces poursuites avaient fait suite aux 18 interpellations réalisées peu avant en Ile-de-France et en région Auvergne-Rhônes-Alpes, avait-elle ajouté.
