Mort de Quentin Deranque à Lyon : une nouvelle vidéo précise les circonstances des violences

Les six personnes suspectées d'avoir lynché le militant nationaliste à Lyon jeudi 12 février auraient toutes appartenu au groupuscule antifasciste de la Jeune garde. Une nouvelle vidéo précise par ailleurs le contexte des violences.

Une nouvelle vidéo diffusée par nos confrères du Canard Enchaîné dévoile un peu plus les circonstances autour du passage à tabac d'un militant identitaire, tué le jeudi 12 janvier à Lyon. Filmées par un riverain à quelques dizaines de mètres des faits diffusés précédemment par TF1, les images montrent une violente bagarre survenue selon Le Canard enchaîné quelques minutes avant le lynchage de Quentin Deranque.

Une bagarre entre deux groupes

La confrontation débute vers 17h50, au croisement du boulevard Yves-Farge et de la rue Victor-Lagrange. Une partie des protagonistes sont vêtus de noir et masqués. Certains sont armés avec des béquilles et des gants coqués notamment. Selon les informations du Canard enchaîné, "les hostilités commencent par des jets de fumigènes en direction des antifas".

Des images qui dévoilent une autre partie des faits et complètent ceux détaillés par le procureur de la République de Lyon; lundi après-midi. Lors d'une conférence de presse Thierry Dran a affirmé qu'une enquête criminelle avait été ouverte pour "homicide volontaire" ainsi qu’une enquête délictuelle pour "violences aggravées par trois circonstances : réunion, masqués et porteurs d'armes" et "association de malfaiteurs en vue de commettre un délit".

C'est vers 18 h, soit une dizaine de minutes après les images diffusées par le palmipède que Quentin Deranque et plusieurs autres individus auraient été  "pris à partie violemment par un groupe d’une vingtaine d’individus masqués, cagoulés", rue Lagrange (5e), selon le procureur. "Quentin était alors jeté au sol, puis frappé à de très nombreuses reprises par au moins six individus", a précisé le procureur.

Les nouvelles images semblent corroborer le témoignage d'un journaliste du Progrès qui décrivait lui aussi une bagarre entre "deux groupes" avant que cette dernière ne s'estompe, qu'une majeure partie des militants d'ultra-droite quittent les lieux, laissant derrière eux trois de leur camarades en large sous-nombre.

Six suspects ont appartenu à la Jeune garde

Selon nos confrères du Progrès, les six individus suspectés d'avoir alors lynché le militant identitaire Quentin Deranque ont tous appartenu au mouvement antifasciste de la Jeune garde. Dissous en juin 2025, le mouvement d'ultra-gauche conteste toujours cette décision devant le Conseil d'État. Selon une source sécuritaire citée par nos confrères, cinq hommes et une femmes sont suspectés d'avoir lynché le militant nationaliste en marge d'une conférence de Rima Hassan.

Mis en cause par l'ultra-droite et interdit d'accès à l'Assemblée nationale sur une décision de sa présidente, l'assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, fondateur à Lyon de la Jeune garde, a bien été identifié aux abords de Science Po. Il n'est en revanche, pour l'heure, pas mis en cause pour avoir participé aux violences sur Quentin Deranque. Aucune interpellation n'a pour l'instant été effectuée, les enquêteurs rassemblant le maximum d'éléments avant de déclencher les gardes à vue.

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