police Lyon
Photo d’illustration. © Tim Douet

Mort de Quentin Deranque à Lyon : cinq des six suspects identifiés, dont des membres de la Jeune Garde

Alors que le procureur de la République du Lyon annonçait hier qu'une enquête pour "homicide volontaire" a été ouverte et que les analyses vidéos se poursuivent, six suspects auraient été identifiés.

Trois jours après le décès de Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans battu à mort en marge d’une conférence de Rima Hassan à Sciences Po Lyon jeudi 12 février, l’enquête se poursuit.

Si hier, lors d’une conférence de presse, le procureur de la République s’est montré prudent, indiquant qu’une enquête criminelle avait été ouverte pour "homicide volontaire" ainsi qu’une enquête délictuelle pour "violences aggravées par trois circonstances : réunion, masqués et porteurs d'armes" et "association de malfaiteurs en vue de commettre un délit", aucun suspect n'avait pourtant été identifié.

Six suspects identifiés, mais aucune interpellation réalisée

Confiées aux services de police de Lyon, les investigations, notamment l’analyse des vidéos et l’audition d’une quinzaine de personnes, auraient permis d'identifier cinq des six suspects, révèlent nos confrères de France Info. Parmi eux, certains sont fichés S pour leur appartenance au groupuscule antifasciste la Jeune Garde,  fondé en 2018 par le député LFI du Vaucluse Raphaël Arnault,, d'abord dissous en juin 2025, mais dont la décision a été contestée par ses membres devant le Conseil d'État la semaine dernière. Pour rappel, le procureur a indiqué que Quentin avait été frappé "par un groupe d’une vingtaine d’individus masqués, cagoulés", rue Lagrange (5e arr.), puis par "au moins six individus" plus tard avant d'être pris en charge par les secours Quai Fulchiron.

L’autopsie du jeune homme réalisée hier a révélé des blessures à la tête, un traumatisme crânio-encéphalique majeur et une fracture temporale droite à la tête : "Les experts ont conclu que ces lésions étaient au-delà de toute ressource thérapeutiques et mortelles à brève échéance", a indiqué le procureur.

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