Sciences Po Lyon indique avoir informé les différents services de l’État de la conférence prévue le 12 février en présence de l’eurodéputée Rima Hassan et qu’"aucun incident ou heurt n’a été constaté au sein des locaux".
Alors que l’établissement Sciences Po Lyon organisait jeudi 12 février une conférence en présence Rima Hassan, des militantes du collectif d’extrême droite Némésis se sont rendues sur place pour protester contre la venue de l’eurodéputée de la France Insoumise (LFI), accompagnées de Quentin Deranque, jeune militant nationaliste de 23 ans. C'est en marge de l'événement que le jeune homme a été violemment agressé par un groupe d’individus, qui pourraient appartenir à La Jeune Garde, avant de décéder samedi des suites de ses blessures.
"Les différents services de l’Etat ont été informés en amont"
Si les contours du drame restent encore flous, l’établissement assure dans un communiqué avoir "tout mis en œuvre pour assurer la sécurité des personnes et des biens lors de la venue de Rima Hassan" et "condamne fermement ces actes de violence inacceptables ayant entraîné la mort de ce jeune étudiant". Sciences Po Lyon précise : "Les différents services de l’Etat ont été informés en amont de la tenue de cette conférence et à chaque étape de son organisation. Des agents de sécurité et la direction de l’établissement étaient présents pour prévenir tout débordement. En l’absence de toute alerte, l’établissement a néanmoins conditionné l’assistance à la conférence à une inscription préalable afin d’éviter toute intrusion".
L’établissement indique par ailleurs qu’"aucun incident ou heurt n’a été constaté au sein des locaux de Sciences Po Lyon", les altercations ayant "été observées aux abords de l’établissement avant l’arrivée de Rima Hassan". Et d’ajouter : "La police a été immédiatement prévenue par l’établissement et les forces de l’ordre sont immédiatement intervenues". Les violences qui ont entraîné la mort de Quentin Deranque seraient, quant à elles, survenues "plus tard, dans une autre rue, au-delà des voies ferrées, et bien au-delà du périmètre de Sciences Po Lyon et alors que la conférence se déroulait toujours au sein de l’établissement".
Sciences Po Lyon condamne également "avec force l’instrumentalisation de ces événements tragiques par certains partis ou groupuscules, d’où qu’ils viennent, pour remettre en cause le rôle des établissements universitaires" et "souhaite désormais que la justice puisse être rendue et contribuera, par tous moyens, à la manifestation de la vérité", conclut-il. Le parquet de Lyon tiendra ce lundi à 16 heures une conférence de presse pour apporter plus de précisions quant au déroulé des faits.
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Pur la protéger elle certainement, pas pour prévenir les débordements inévitables après ses provocations habituelles.
Les débordements à l'extérieur ne peuvent en aucun cas être de la responsabilité d'un lieu, quel qu'il soit.
Reste à savoir aussi si la manifestation organisée par les femmes d'extrême droite à proximité, était une manifestation "sauvage" ou déclarée en préfecture...
Les Sciences Po de France sont devenues des repères d'extrème gauche (Grenoble, Lyon, Paris.. etc ) La chienlit !
Absoluement pas, il y a toutes les tendances politiques dans Sciences Po. ça se voit que vous ne connaissez pas ces écoles qui sont aussi grandement du "formatage" même si par rapport à d'autres, elles ouvrent plus l'esprit.
Non, si vous êtes opposés à ces écoles, c'est juste parce que "réfléchir" et "accumuler des connaissances" est nuisible à vos yeux de droite-droitiste. 🙂