Pour sa nouvelle création Imagine que…, le chorégraphe lyonnais Hafid Sour imagine une danse qui fusionne hip-hop, popping, danse contemporaine et théâtre physique et questionne l’imprégnation de l’IA dans la création artistique :
"Imagine que l’IA prend le contrôle d’un spectacle", dit-il, comment les danseurs réagiraient-ils ? Comment le public le vivrait ? Quel serait le rôle du chorégraphe ?
Pour tenter de répondre à ces questions, il part de son expérience personnelle, évoquant une technologie capable de l’aider dans ses écrits, ses idées, sa vie au quotidien, découvrant dans le même temps un potentiel créatif vertigineux qui pourrait conduire à la disparition du chorégraphe.
Sur scène, il confronte cinq danseurs à un sixième personnage incarné par une voix, un travail ciselé autour de la lumière (lyres, lasers, scans, ombres) et une musique à la fois puissante et douce.
Défiant cette présence imprévisible, tantôt touchante, tantôt agaçante, chef d’orchestre capricieux ou miroir caricatural de nos propres défauts qui pourrait bien prendre sa place.
Poétique, parfois ironique, la danse est portée par l’extrême physicalité des interprètes qui éprouvent une cohabitation fascinante avec l’IA, symbole à la fois de destruction et de construction. Mais dans cette relation entre l’organique du corps et la machine, qui prendra le contrôle ?
Imagine que… - Hafid Sour – Le 6 février au théâtre Allégro, Miribel
