Porté par un triplé de sa pépite brésilienne Endrick, Lyon s'est largement imposé à Metz (5-2), dont la nomination de son nouvel entraîneur Benoit Tavenot n'a pas provoqué l'électrochoc voulu, dimanche lors de la 19e journée de Ligue 1.
Les Lyonnais confirment leur montée en puissance en 2026, bien installés sur la quatrième place (36 points), à deux unités du podium, le tout sans Malick Fofana, Ernest Nuamah ou Nicolas Tagliafico, titulaires en puissance, et avec Moussa Niakhaté sur le banc pour débuter.
Avec huit succès de suite toutes compétitions confondues, l'OL est l'équipe en forme du moment, au contraire de Metz, qui reste accroché à la dernière place (12 pts), avec la pire défense du championnat.
L'écart de niveau s'est vu très vite, sur la pelouse du stade Saint-Symphorien. Après quelques premières minutes intéressantes des Messins, ceux-ci ont implosé, avec, au cœur de la performance lyonnaise, un match étincelant d'Endrick, arrivé du Real Madrid en prêt. Le jeune Brésilien de 19 ans a d'abord repris un centre de Corentin Tolisso (11e), confirmant une relation déjà entrevue à Lille il y a quelques semaines.
Puis Ruben Kluivert a doublé le score (16e). Le jeu s'est à peine calmé qu'un dégagement de la défense messine a été repris en force par Tyler Morton (32e). Koffi Kouao a bien tenté de sonner la révolte en interceptant une passe de Kluivert pour remonter le terrain et réduire la marque (34e), mais dans le temps additionnel de la première période, Endrick a mis fin à cet espoir après une chevauchée sur l'aile droite (46e+1).
Le réveil des Lorrains, enfin agressifs, en seconde période, n'a pas changé grand-chose malgré un but d'Habib Diallo (64e) après une ouverture de Kouao. Endrick a ensuite conclu son festival en transformant un pénalty qu'il a lui-même provoqué (5-2, 86e).
Arrivé en début de semaine sur le banc messin avec la volonté de resserrer la défense des Grenats, Benoit Tavenot a encore du travail pour éviter une descente qui semble, au soir de la 19e journée, inéluctable.
