Mais où sont passés les vélos de Gobee.bike à Lyon ? Les deux-roues verts se font de plus en plus rares dans les rues de la ville, victimes de vandalisme.
Depuis quelques jours, il est difficile de trouver un Gobee.bike à Lyon. Le système de vélos partagés en libre-service vit actuellement des heures difficiles et se dirige tout droit vers la case flop. Face au vandalisme qui mettait son modèle en difficulté, la start-up avait déjà décidé de se retirer de Lille, Reims et Bruxelles, pour se concentrer sur Paris et Lyon. Mais, entre Saône et Rhône, la situation n'est pas meilleure pour Gobee.bike. Les vélos présents dans le centre-ville ont quasi disparu de l'application et leur disponibilité ne cesse de baisser. Les collégiens et lycéens s'échangent une astuce pour les utiliser sans payer, et le système de verrouillage de la roue arrière arrache les rayons lorsque certains essayent de bouger les vélos sans passer par l'application. Dès lors, difficile de trouver un vélo qui ne soit pas abîmé. D'autres utilisateurs ont décidé de les privatiser en les enfermant dans des cours intérieures ou caves, réduisant un peu plus le parc encore viable. Selon nos constatations, trouver un Gobee.bike en état de marche à Lyon devient une véritable chasse au trésor. C'est désormais le remake de l'aventure lilloise qui semble se jouer à Lyon, avec le destin qu'on lui connaît.
Un retrait avant le printemps ?
Plusieurs observateurs contactés par la rédaction doutent du maintien de Gobee.bike à Lyon, pariant sur un possible retrait avant le printemps. Du côté de la ville de Lyon, Jean-Yves Sécheresse, l’adjoint à la sécurité, confie : "Nous sommes en passe d'établir une charte des bonnes pratiques à cette société, comme aux autres, afin d'organiser leur présence sur le sol lyonnais. Notre volonté est de faire en sorte que des vélos en “free floating” [flotte libre, i.e. sans stations, NdlR] puissent être proposés aux Lyonnais sans que cela nuise aux piétons. C'est pourquoi nous proposons de convenir de zones d'exclusion, comme l'hypercentre, et d'engagements concernant le stationnement de ces vélos. Je suis pour l'heure sans nouvelles de cette société [Gobee.bike]." Contactée par Lyon Capitale, la start-up n'a pas pu répondre à nos demandes à cause "d'un agenda chargé".
Ça me gène toujours, niveau état d'esprit, un article qui a l'air de quasiment se réjouir d'un échec. Ça a un coté malsain évident. Mais bon, c'est un état d'esprit comme un autre, surement très répandu au sein des rédactions de média. Peut être parce qu'ils sont toujours sur la corde raide au niveau compte exploitation et bilan, que leur modèle économique est bancal et dépassé. C'est en tout cas dommage, parce que ça met une ambiance un peu pourrie-acide, un peu désagréable, mais bon, il faut faire avec...
@ Turlututu : c'est le monde de la concurrence entre fournisseurs de vélos, d'un monde où les vélos qui sont volés, détruits, sans oublier ce 'rêve' des startups, qui est un peu 'pourrie-acide'. Non ?
C’est le monde de l’egoisme et de la rage contre le bien commun, voilà ce qui pique...
Comme toujours cherchez à qui profite la disparition de Gobee.bike, Dans notre société pensez vous un seul instant qu'une commodité puisse être mise à disposition sur la voie publique sans l'échange de garanties sonnantes et trébuchantes.