Bac : ces nouvelles méthodes de triche combattues par les académies

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Les nouvelles technologies peuvent laisser penser qu’il est plus simple de tricher au bac. Pourtant, dans les académies, on se prépare déjà à lutter contre les montres connectées ou oreillettes miniatures.

Les nouvelles méthodes de triche ne manquent pas pour cette édition 2015 du baccalauréat. Il y a les classiques, comme l’antisèche sur une feuille de papier ou dans la calculatrice. Depuis une dizaine d’années, les smartphones sont devenus la nouvelle menace à combattre dans les salles d’examen. Pour 2015, les surveillants auront dans leur viseur les montres connectées type Apple Watch, qui seront interdites.

De manière générale, tout appareil avec un écran et doté d’une mémoire électronique devra être éteint et rangé dans le sac du candidat (sauf les calculatrices lorsqu’elles sont autorisées). Depuis 2013, des détecteurs de téléphone portable sont utilisés dans les salles d’examen durant les épreuves, permettant de démasquer les contrevenants. En 2018, les calculatrices programmables seront interdites, sauf si elles disposent d’un mode “examen”.

De nouvelles méthodes dignes de James Bond

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Face à ces dispositions, les fraudeurs jouent l’escalade. En Algérie, une candidate au bac a été surprise en train d’utiliser une micro-oreillette digne de James Bond. Nous avons retrouvé ce genre de produit sur des sites de vente en ligne. Certains vendeurs ne cachent pas qu’ils fournissent des méthodes pour tricher aux examens et sont même prêts à fournir de l’aide. Contacté par Lyon Capitale, l’un d’entre eux, basé en Chine, s’explique : Il suffit de cacher les câbles et le smartphone sous ses vêtements et de placer l’écouteur dans son oreille. Un complice pourra vous dicter les réponses de chez lui en trouvant les sujets sur Internet. Ne parlez pas. Vous pouvez mettre en place un code en tapotant avec votre stylo.” L’autonomie de ce genre d’oreillette est de cinq heures. Quant au prix, elles peuvent être trouvées sur Internet à moins de 40 euros.

Tricher n’est pas sans prix

Tricher au bac peut coûter cher. Ceux qui sont pris en flagrant délit, ou suspectés, risquent une sanction qui va du blâme à l’interdiction de passer un examen pendant cinq ans. Quand la fraude est un délit, l’addition se sale avec une peine qui peut aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende (peine pour l’usage de faux document). Cela n’empêche cependant pas certains de tricher. Selon Le Parisien, qui cite des chiffres du ministère de l’Éducation nationale, le nombre de tentatives de fraude a augmenté de 9,8 % en 2014.

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