David Kimelfeld et Gérard Collomb au conseil métropolitain, le 10 juillet 2017, jour de l'élection du premier © Tim Douet
Le maire de Lyon, et ex-ministre de l’Intérieur d’Emmanuel Macron, se déclare officiellement candidat à la présidence de la métropole du Grand Lyon, occupée par David Kimelfeld depuis son départ pour Beauvau au printemps 2017.
David Kimelfeld a officiellement lancé sa campagne métropolitaine ce week-end. Samedi, il a tenu sa première réunion publique devant 300 personnes. Le mouvement qu'il a enclenché ce samedi doit conduire Gérard Collomb à se rendre à l'évidence : la dynamique a changé de camp. L'aventure lancée ce samedi s'annonce longue et mouvementée.
Grand Lyon – conseil de la métropole © Tim Douet
En 2014, Gérard Collomb s’était taillé un scrutin sur mesure. À un an de l’élection métropolitaine, le climat a changé. Pas encore assuré de pouvoir candidater à ce scrutin, à cause de l’émergence de David Kimelfeld, le maire de Lyon doit faire face à la poussée des Républicains dans l’Est lyonnais. Le scrutin devrait se jouer à Villeurbanne et dans le val de Saône, deux territoires dans lesquels tous les scénarios sont envisageables – Carte et analyse.
Alexandre Vincendet / François-Noël Buffet © Tim Douet (montage LC)
Le calendrier s’est brusquement accéléré à droite. Les Républicains veulent désigner leur candidat à la présidence de la métropole dès ce printemps. Le début de campagne entre François-Noël Buffet et Alexandre Vincendet fait en effet rejaillir d’anciennes tensions de la droite locale qu’Étienne Blanc et Laurent Wauquiez veulent rapidement éteindre.
Alexandre Vincendet, dans son bureau à la mairie de Rillieux-la-Pape, en 2015 © Tim Douet
Le maire de Rillieux-la-Pape ne s’est pas encore déclaré candidat à l’investiture des Républicains pour la présidence de la métropole en 2020, mais il mène déjà une campagne interne. Alexandre Vincendet veut jouer Lyon contre le reste de l’agglomération et le renouveau face à un système à bout de souffle. Catalogué sur une ligne droitière, le président de la fédération LR du Rhône fait de Rillieux son laboratoire d’une politique qu’il veut plus pragmatique qu’idéologique. Entretien.
David Kimelfeld, à l’hôtel de ville de Lyon, le 17 octobre 2018 © Tim Douet
David Kimelfeld semble avoir choisi son rôle pour 2020. Il ne trahira pas Gérard Collomb, d’autant plus qu’il a réussi à conserver la présidence de la métropole de Lyon. En revanche, de l’intérieur, il œuvre pour rendre impossible une nouvelle candidature de l’ancien ministre d’État.
David Kimelfeld au conseil municipal, en septembre 2018 © Tim Douet
“Encourageant”. C'est ainsi que David Kimelfeld a accueilli le sondage Ifop-Fiducial pour Lyon Capitale et Sud Radio. Sa candidature testée pour la première fois ne recueille que quatre points que celle de Gérard Collomb.
Gérard Collomb était l'invité de nos confrères de TLM jeudi soir. Interrogé sur une éventuelle liste de David Kimelfeld en 2020 face à lui pour la métropole de Lyon, il a donné une réponse sans équivoque. 
Selon un sondage exclusif Ifop-Fiducial pour Lyon Capitale et Sud Radio, 57 % des Lyonnais souhaitent que Gérard Collomb “laisse la place à une autre personnalité” aux élections municipales de 2020...
Un peu plus de 15 jours après son lancement, l'association prendre un temps d'avance tenait sa première réunion à Lyon, ce samedi matin. Descendu de Paris pour l'occasion, Gérard Collomb, a réuni ses fidèles dans un hôtel du 2e arrondissement en vue des élections municipales et métropolitaines de 2020. 

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