OL : système gagnant ?

Depuis la rencontre à Saint-Etienne, l’OL a laissé de côté son traditionnel 4-3-3 pour un 4-2-3-1 avec Yoann Gourcuff plus haut sur le terrain. Et cela paye. Lyon, comme son meneur de jeu, ont enchaîné les performances convaincantes depuis. Le système devrait être reconduit à Lille, dimanche, chez le leader.

Et si elle était là, la vraie révolution lyonnaise ? Et si, enfin, le club rhodanien avait fait le deuil du système imaginé et instauré pour Juninho ? Comme un symbole, le fameux 4-3-3 à la lyonnaise, si efficace ces dernières années, a peut-être vécu ses dernières heures à Geoffroy-Guichard, au soir d’une cinglante victoire olympienne (1-4). "Le coach a décidé de ce changement de système après vingt-cinq minutes à Saint-Étienne. Nous avons trouvé, avec Jérémy (Toulalan) et Kim (Källström), que l'équipe était peut-être plus équilibrée de cette manière", explique Yoann Gourcuff. Après 30 minutes catastrophiques chez son vieux rival stéphanois, Claude Puel change donc d’organisation. Depuis, Lyon va mieux, beaucoup mieux. Dans le jeu, comme dans les résultats.

Une organisation pour Gourcuff

La modification tactique n’est pourtant pas énorme. Dans l’entrejeu, les trois joueurs restent les mêmes. Seule la pointe du triangle est inversée. Yoann Gourcuff, anciennement utilisé comme milieu relayeur, à la Juninho, retrouve désormais son poste de prédilection, celui de meneur de jeu. "Dans ce système de jeu, je peux être plus utile, me balader plus facilement dans les intervalles et être également davantage en soutien de Bafé (Gomis). Je m'adapte de toute façon à tous les systèmes mais notre jeu est de cette façon moins stéréotypé", ajoute, tout sourire, l’ex-Bordelais. Ses récentes prestations, en nette amélioration, ne sont certainement pas étrangères à cette nouvelle organisation.

A Lille dimanche, chez l’épouvantail de la Ligue 1 cette saison, l’OL devrait, une nouvelle fois débuter dans cette disposition. Comme contre Nancy (4-0), comme face au Real (1-1). Des rencontres ponctuées de prestations enfin convaincantes. Même si les Gones seront encore privés de Lisandro Lopez, blessé aux ischio-jambiers, ils pourront s’appuyer sur un collectif retrouvé. Claude Puel avoue même que l’absence de l’Argentin pourrait expliquer l’utilisation du 4-2-3-1 : "lorsque "Licha" joue sur un côté, c’est peut-être difficile d'évoluer dans cette configuration". Quoi qu’il en soit, 4-3-3, 4-4-2 ou 4-2-3-1, une victoire dans le Nord dimanche (21h sur Canal +) permettrait de mettre quelque peu en sommeil les guéguerres intestines Aulas - Puel qui ont émaillé la fin de semaine entre Rhône et Saône.

Lire aussi  : Puel contre-attaque / Les vérités de Jean-Michel Aulas

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