Michaël Rossi, le jeune pilote qui monte

PORTRAIT - Inconnu dans l’Hexagone, un jeune pilote savoyard fait les beaux jours de son équipe en Espagne. (Article paru dans le magazine Lyon Capitale d'avril 2010).

Tout droit venu du karting, Michaël Rossi, un jeune Savoyard qui a de nombreuses attaches à Lyon, enchaîne les résultats probants en Formula Renault. “À la base, je n’étais pas attiré par les sports automobiles. À 13 ans, lors de vacances, j’ai fait du kart et je me suis régalé. De retour chez moi, tout s’est enchaîné. Ça a été une sorte de déclic. J’ai arrêté le foot et je m’y suis mis”, confie-t-il. Soutenu par toute sa famille et notamment par son père, qu’il qualifie de “manager”, Michaël Rossi ne tarde pas à s’illustrer. Il remporte sa première course sur le circuit de l’Enclos à Septfontaine (Doubs) après six mois de pratique seulement. Encouragé par ses bons résultats, le jeune pilote accède à la Formula Renault au début de l’année 2006. Apparue en 2000, cette compétition s’est vite imposée comme un passage obligé pour les jeunes pilotes ambitionnant une carrière au plus haut niveau. Ainsi, Kimi Raïkkönen, Felipe Massa et Lewis Hamilton sont passés directement de la Formula Renault à la F1.

À l’étranger, il signe des autographes. Bref, de quoi donner des ailes à Michaël Rossi. “Je suis conscient de ma chance mais c’est un investissement de tous les instants, aime-t-il à répéter. Comme pour n’importe quel sportif de haut niveau, il faut se donner les moyens de réussir”. Extrêmement exigeant avec lui-même, le Savoyard n’est pas du genre à prendre la grosse tête. “Je suis très ambitieux. Vis-à-vis des mécani- ciens, des ingénieurs, je me sens obligé de me surpasser et d’obtenir de bons résultats. Mais cela ne m’empêche pas de garder les pieds sur terre. J’ai encore tout à prouver”, indique-t-il en toute modestie.

À 21 ans, Michaël Rossi, dont l’équipe est basée en Espagne, regrette vivement le manque d’enthousiasme du public français à l’égard des pilotes automobiles. “À l’étranger, il m’arrive souvent d’être sollicité pour signer des autographes ou répondre aux médias. En France, les gens sont bien moins passionnés par le sport auto que peuvent l’être les Italiens, les Allemands ou les Espagnols. Regardez, depuis trois ans, il n’y a même plus de Grand Prix de Formule 1”, constate un brin désabusé le jeune pilote. En attendant, Michaël Rossi poursuit son petit bonhomme de chemin. Avec le secret espoir, d’ici quelques années, d’assurer les beaux jours du sport automobile français.

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