Rétro sports 2#5 : demi-saison agitée à l’OL

Chaque jour jusqu’au 31 décembre, le service des sports de Lyon Capitale vous propose de revivre l’un des moments de l’année écoulée. Avec en apothéose, vendredi, la désignation du sportif lyonnais de l’année. Ce mardi, place à la première partie de saison en dents de scie de l’Olympique Lyonnais.

Une seule petite phrase de Jean-Michel Aulas, distillée à l’issue du dernier match avant Noël en dit long sur le parcours chaotique du club phare de la capitale des Gaules, avec en point d’orgue le derby perdu à Gerland : "J’ai du vieillir de vingt ans au cours des six derniers mois". Mais l’OL s’en est finalement plutôt bien tiré. En traversant un petit sillon montagnard non banalisé en pleine tempête. A l’heure du bilan, les points négatifs persistent et l’emportent toutefois largement. Retour sur les faits marquants de cette première partie de saison.

La désillusion : OL – Saint-Etienne 0-1

Le football n’est pas à un paradoxe près. Très pauvre dans le jeu pendant ses six premiers mois, l’OL a certainement réalisé face à son vieux rival et voisin son meilleur match dans ce domaine du début de saison. Mais voilà, un derby, ça ne se joue pas, ça se gagne. L’OL l’a appris à ses dépens un soir de septembre dernier, crucifié par Dimitri Payet. A l’issue de cette rencontre, Lyon pointera même à la 18ème place du classement, avec cinq malheureux points en sept matchs. La formation de Claude Puel n’a plus perdu depuis…

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L’évènement : l’arrivée de Yoann Gourcuff

La signature de Yoann Gourcuff, fin août, soulève un réel enthousiasme à Lyon. En une journée, 15 000 personnes s’agglutinent à Gerland pour une présentation "à la Real Madrid" de la star bordelaise. Obtenu à prix d’or, 22 millions d’euros, Jean-Michel Aulas espère avoir trouvé, à travers le milieu de terrain de l’équipe de France, un successeur à Juninho, et ainsi permettre à l’OL de retrouver les sommets. Après six mois de compétitions, le lourd investissement consenti se révèle peu fructueux.

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Le coup de gueule : la qualité de jeu

Sur les 26 matchs officiels de ce début de saison (19 de championnat, 6 de Coupe d’Europe et 1 de Coupe de la Ligue), jamais Lyon n’a maîtrisé son sujet. Gerland est devenu une terre d’ennui pour bon nombre de fans, qui peinent désormais à se déplacer au stade. L’OL arrive toutefois à s’en sortir par la qualité intrinsèque de certains de ses joueurs, car collectivement, c’est bien trop insuffisant. Paris et Lille proposent en permanence du jeu, au contraire de l’OL. Est-ce normal avec les joueurs dont Lyon dispose ?

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Le fait : des banderoles en ville anti-Puel

Du jamais vu à Lyon. Un vendredi soir d’octobre, six jours après une défaite humiliante à Gerland face à Saint-Etienne, une cinquantaine de banderoles "Puel démission" fleurissent dans différents lieux stratégiques de Lyon. Une opération menée par le groupe de supporters des Bad Gones. Parallèlement à ce coup de pub’ parfait, la démission de l’entraîneur général est réclamée à Gerland, comme à l’extérieur, sans discontinuer depuis début octobre. Même face à Auxerre, après pourtant douze matchs consécutifs sans défaite…

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Le coup de gueule : le maillot extérieur

Après le gilet jaune de la sécurité routière de 2008-2009, on pensait que l’OL avait touché le fond à ce niveau là. Mais non. Mi-juillet, à l’occasion d’un show organisé place Bellecour par Adidas, 10 000 Lyonnais étaient venus assister à la présentation du nouveau maillot extérieur. Une réussite. Enfin pour la soirée. Bafouées les traditions lyonnaises pour une tunique de couleur carmin avec soi-disant des motifs inspirés de l’histoire de la soierie. Peu évident. De retour de prêt du FC Metz, Jérémy Pied ne doit pas se sentir dépaysé. Philippe Sauze, nouveau directeur général de l'OL, assure que cela ne se reproduira pas.

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La performance : la régularité en Ligue des Champions

Pour la huitième année consécutive, l’OL jouera les huitièmes de finale de la Ligue des Champions. Monstre de régularité, l’Olympique Lyonnais mérite bien cet honneur là. Car même au plus fort de la crise, personne à Lyon club n’a lâché. La preuve d’une grande maison et plus généralement d’un grand club. Il serait inopportun de dénigrer une telle performance, même si de prime abord, les rencontres à Benfica et à Schalke 04 font pencher la balance du mauvais côté. Les Rhodaniens, retrouveront, une nouvelle fois le Real Madrid. En route pour un nouvel exploit ?

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