La police a dispersé un blocage d'une cinquantaine de militants, près de Thonon, sur le chantier de la future A 412. L'opposition au projet ne se joue pas que devant les tribunaux.
Le ton monte autour du chantier de l’autoroute du Chablais en Haute-Savoie. Dix jours après la signature de l'autorisation environnementale par le préfet Jérôme Bonet, le concessionnaire Amedea, filiale d'Eiffage, a déployé lundi 7 septembre ses premières machines de défrichement sur le tracé, entre Machilly et Thonon-les-Bains. Les opposants s’activent aussi.
Un premier blocage dispersé
Lundi, une cinquantaine de militants se sont rassemblés à Brenthonne pour bloquer l'accès à un chemin forestier et empêcher l'abattage d'arbres prévu sur cette portion du tracé. Parmi eux, des agricultrices et agriculteurs du collectif ACPAT, en première ligne contre le projet depuis plusieurs années. Les forces de l'ordre sont intervenues pour déloger les manifestants. Aucune interpellation n'a été rapportée à l'issue de l'opération.
Une mobilisation qui ne fait que commencer
D’autres blocages pourraient suivre. Les opposants, regroupés notamment autour du collectif Stop A412 et de la ZAD installée depuis l'automne dernier à Mésinges, annoncent vouloir multiplier les actions pour ralentir le chantier. Sur le plan juridique, la bataille se poursuit également. Stop A412 conteste devant les tribunaux l'autorisation environnementale. France Nature Environnement Haute-Savoie a confirmé son intention d'engager un recours similaire. Les deux organisations s'appuient notamment sur l'avis défavorable rendu par le Conseil national de la protection de la nature, et sur les réserves émises par l'Autorité environnementale.
Le chantier continue
Amedea prévoit deux ans et demi de travaux, pour un coût total de 315 à 340 millions d'euros, avec une mise en service début 2029. Après le défrichement, les diagnostics archéologiques et le déplacement des réseaux, les travaux sur les ouvrages d'art, comme le viaduc du Pamphiot, doivent démarrer dans les prochaines semaines.

Dans les coulisses de L’hôtel InterContinental de Lyon