UMP : le tour de passe-passe de Nicolas Sarkozy

Ce lundi à 17 heures, Nicolas Sarkozy a rendez-vous avec l'UMP. Ce retour précipité fait suite à la décision du Conseil constitutionnel de rejeter ses comptes de campagne. L’UMP se voit ainsi amputé de 11 millions d’euros. Des voix à l'intérieur même du parti commencent à critiquer la gestion de la campagne présidentielle de 2012.

"Ils n'ont pas su dire non au président", nous déclare un cadre de l'UMP. Les langues se délient peu à peu, trois jours après le rejet des comptes de campagne du candidat Sarkozy à la présidentielle 2012. L'ancien trésorier de la campagne, Philippe Briand, nous affirmait vendredi que Nicolas Sarkozy voulait une campagne exemplaire. Pourtant, certains soulignent de vraies lacunes dans la gestion de cette campagne.

La gestion hasardeuse de la campagne Sarkozy ?

"La théorie sur le meeting de Villepinte ne tient pas, explique Hervé Novelli, alors secrétaire général adjoint de l'UMP. Comment faire porter au parti 50 % du budget total, alors que le matin un bureau national réunissait moins de 1 000 personnes et que l'après-midi nous étions 50 000 ?" A l'époque, plusieurs voix s'étaient élevées pour prévenir des conditions de l'organisation. Le meeting organisé le 11 mars 2012 avait coûté plus de 3 millions d'euros.

La réunion du non-retour

A l'UMP, la présence de Nicolas Sarkozy ne constitue pas son retour en politique. C'est la première fois depuis 2007 que l'ancien président participera à un bureau national du parti. Brice Hortefeux résume bien la situation : "Il rend visite à sa famille politique et non aux Français." Effectivement. "On ne fait pas son retour suite à une invalidation qui est finalement un échec !" souligne ironiquement ce maire UMP d'une ville de province.

Selon nos informations, Nicolas Sarkozy va surtout tenter de se montrer solidaire avec l'UMP, expliquer que toute la famille de droite doit se mobiliser. Il devra faire oublier que la situation financière de l'UMP est difficile à cause de sa propre campagne présidentielle. Pourtant, les ténors de l’UMP se montrent "solidaires". Par exemple, Alain Juppé, qui pensait ne pas venir, a finalement décidé de se rendre à cette réunion.

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