Qui est le nouveau préfet ?

Jean-François Carenco a été nommé ce mercredi en conseil des ministres préfet du Rhône et de la région Rhône-Alpes. Comme Jacques Gérault, son prédécesseur, il a un profil politique. Mais lui semble plus sensible aux problématiques sociales et écologiques. Premiers éléments de portrait d’un "gars entier".

Ils étaient huit sur les rangs pour représenter l’Etat dans la 2e région de France. C’est finalement le favori qui l’a emporté, nommé ce mercredi en conseil des ministres préfet du Rhône et de la région Rhône-Alpes. Le promu affiche un beau pedigree, diplômé de l'ENA et de HEC. Comme nombre de hauts fonctionnaires, cet homme de 58 ans a beaucoup voyagé : il a fait ses classes au tribunal administratif de Marseille, a été envoyé en Nouvelle-Calédonie, avant de devenir en 1997 préfet de Tarn-et-Garonne.

Ami de Jean-Louis Borloo

Ce poste, il l'a aussi occupé en Guadeloupe, en Haute-Savoie puis en Seine-Maritime en 2006 où il a pour la première fois été préfet de Région. Il y est resté un an avant d'occuper les mêmes fonctions à Toulouse. Mais Carenco n’est pas seulement un fonctionnaire, il a aussi un profil politique, comme l’avait Jacques Gérault, très proche de Nicolas Sarkozy. Lui est ami de Jean-Louis Borloo et l’a rejoint au ministère de l'Emploi et de la cohésion sociale en 2005 en devenant son directeur de cabinet. Et l’a suivi au ministère du Développement durable en occupant le même poste.

"Capable de gros coups de gueule, comme de grandes émotions"

Son accession à la tête de la préfecture du Rhône – une promotion qui couronne sa carrière – doit beaucoup à l’ex-numéro deux du gouvernement. L’Elysée a sans doute voulu faire un geste à l’égard de Borloo en réservant une si belle porte de sortie à son ex-collaborateur. C’était aussi nécessité tant le cabinet du ministère du Développement durable a été fortement remanié, avec l’arrivée de Nathalie Kosciusko-Morizet.

Natif de la Gironde, Corenco apparaît à plusieurs titres comme un anti-Gérault. Là où l’ancien préfet semblait publiquement toujours d’humeur égale, neutre, lui est dépeint comme un "gars entier, capable de gros coups de gueule, comme de grandes émotions", selon un collaborateur de Jean-Louis Borloo qui a travaillé à ses côtés. Il porte une attention particulière aux sujets sociaux, "à tout ce qui touche à l’humain", quand Gérault est surtout préoccupé par l’ordre public. Bien sûr, le nouveau préfet est sensible aux enjeux de développement durable, au cœur de sa précédente mission. On peut attendre de lui une impulsion nouvelle sur les problématiques d’énergie renouvelable dans une région très nucléarisée, sur l’agriculture biologique ou les transports alors que plusieurs projets autoroutiers sont sur les rails.

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