Passi Martial

Martial Passi dénonce "un repli identitaire extrêmement inquiétant"

C'est un véritable cri d'alerte qu'a envoyé Martial Passi, au Président de la République. Dans une longue lettre, le maire PCF de Givors a alerté François Hollande sur "l'été particulièrement difficile" qu'a connu sa ville.

"Une fusillade en plein centre-ville, un cocktail Molotov lancé contre une école, une marie annexe plusieurs fois incendié, nombreuses agressions contre des agents de la fonction publique ou des forces de l'ordre, de très nombreuses voitures incendiées, propos racistes et antisémites ouvertement assumés, année scolaire qui se termine à la mi-juin et recommence début octobre, un espace public où les jeunes filles sont de plus en plus absentes", la liste dressée par le maire PCF de la commune de Givors est longue et inquiétante.

Selon ce dernier, ce sont "autant d'exemples de remise en cause la laïcité et d'une perte de repères qui plongent de trop nombreux citoyens dans un repli identitaire extrêmement inquiétant. Des actes violents qui sont les signes visibles d'un vivre-ensemble qui se délite dangereusement".

"Entre l'accroissement des inégalités sociales et économiques qui laissent sur le bord de la route un nombre croissant de nos concitoyens, le développement des intégrismes et la nette progression des faiseurs de haine qui attisent les braises de tous les racismes, nous devons faire face à une spirale infernale qui sape les fondements mêmes de notre république", poursuit-il.

Pour Martial Passi, "le message est clair" : "Une partie de plus en plus importante de nos concitoyens ne s'inscrit plus vraiment dans le cadre de notre République laïque". Selon lui, la démocratie serait même menacée : "Helas monsieur le président, 'ce rempart infranchissable' que sont la République et la démocratie est de plus en plus insulté et piétine, comme le sont celles et ceux qui, au quotidien, édifient ce rempart qui est aujourd'hui en train de céder".

Des problèmes auxquelles ne peuvent plus faire face les élus locaux à cause d'une "dramatique absence de moyens", regrette M.Passi.

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