Emmanuel Macron © Tim Douet

Lyon : Emmanuel Macron demande la dissolution du Bastion social

Lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France qui avait lieu mercredi soir, Emmanuel Macron a demandé la dissolution du groupuscule d'extrême droite Bastion social et de deux autres formations “racistes et/ou antisémites”.

Lors du dîner annuel du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) qui se tenait à Paris au lendemain des manifestations qui ont eu lieu partout en France contre l'antisémitisme, Emmanuel Macron a demandé la dissolution de trois “associations ou groupements” racistes ou antisémites, dont le Bastion social, présent à Lyon. Les deux autres groupes sont Blood and Honour Hexagone et Combat 18.

Parce que la période met en cause ce que nous sommes, la France doit tracer de nouvelles lignes rouges (...). J'ai demandé au ministre de l'Intérieur d'engager des procédures visant à dissoudre des associations ou groupements qui par leur comportement nourrissent la haine, promeuvent la discrimination ou appellent à l'action violente”, a déclaré le chef de l'État. Le Premier ministre avait été interpellé en octobre 2018 par plusieurs députés, dont Thomas Rudigoz, pour dissoudre le mouvement d’extrême-droite Bastion social.

Mi-août 2018, le tribunal correctionnel de Lyon a condamné l'un des leaders du groupuscule d'extrême droite lyonnais, Steven Bissuel, à 20 000 euros d'amende pour “provocation à la haine raciale et à la violence en raison d’une origine ethnique, en état de récidive légale”.  En janvier 2015, il publiait sur les pages Facebook et Twitter du Gud le dessin d'une fausse publicité Oasis avec des fruits marqués d'une étoile jaune, pour les 70 ans du camp de concentration d'Auschwitz.

Le bastion social est dans le viseur des pouvoirs publics qui en novembre dernier ont fait fermer le local du groupuscule, situé au 73 quai Pierre Scize dans le 5e arrondissement. La Licra et la métropole de Lyon se sont aussi associées à la fin de l'année pour que la “capitale de la Résistance ne soit pas la vitrine de l’extrême droite”.

 

 

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