Andréa Kotarac
©Tim Douet

Élu La France insoumise, Andréa Kotarac soutient le Rassemblement national

L'élu La France insoumise du Rhône a annoncé ce mardi soir qu'il soutenait le Rassemblement national de Marine Le Pen pour les Européennes.

Élu La France insoumise (LFI) au conseil régional d'Auvergne-Rhône-Alpes et ancien candidat de LFI dans la 7e circonscription du Rhône, Andréa Kotarac a décidé de rejoindre le Rassemblement national. Une décision qu'il a annoncée ce mardi sur BFM-TV. “J'appelle à voter pour la seule liste souverainiste qui met en avant l’indépendance de la France et qui est la mieux à même de faire barrage à Macron : la liste de Jordan Bardella”, a-t-il notamment déclaré.

Âgé de 30 ans, Andréa Kotarac est réputé proche de Jean-Luc Mélenchon. Son profil Twitter affiche d’ailleurs toujours “conseiller régional Auvergne-Rhône-Alpes RCES et membre de l’équipe de JLM”.

J'ai vu une balkanisation, une communautarisation de la société française, j'ai vu des concepts diviseurs s'installer au sein de LFI ou à l'Unef : réunion réservée aux femmes, écriture inclusive, “Notre-Dame est un délire de blancs”, IFCM (…) On ne défend plus les intérêts du peuple, mais ceux de la gauche (...) J'ai décidé de quitter La France insoumise (...) Mélenchon n'est pas un dictateur ou Dracula (...), mais sa pensée est minoritaire au sein de LFI”, a-t-il notamment déclaré sur BFM TV.

Sur sa page Facebook, Elliott Aubin, conseiller municipal du 1er arrondissement, lui aussi ancien candidat LFI aux législatives en 2017, et compagnon de militantisme d'Andréa Kotarac s'est dit “abasourdi” et “sidéré”. “Je ne savais rien. C’est d’abord évidemment un énorme choc personnel. J’ai tout vécu avec Andrea. J’ai commencé mon militantisme à ses côtés il y a près de 10 ans. Je perds un ami que je considérais comme un frère”, a-t-il écrit sur sa page Facebook.

Avant de conclure : “C’est ensuite une cynique trahison politique à quelques jours d’un scrutin. Oui, l’idéal républicain est à défendre dans notre camp. Mais jamais l’extrême droite ne sera une solution. Au contraire”.

Lors d’un déplacement à Vaulx-en-Velin en juin 2017 lors des législatives, Jean-Luc Mélenchon déclaraitQuand je vois des jeunes, comme Elliott Aubin et Andréa Kotarac, prêts à reprendre le flambeau, je me dis que la France Insoumise a réussi. Je me dis que le fil rouge n’est pas près d’être rompu”.

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Elliott Aubin (France Insoumise), le 23 mars 2019 à Lyon © Maxime Jegat / PhotoPQR-MaxPPP
Entretien – Aux municipales de 2014 à Lyon, ils étaient apparus en binôme sur la scène politique. Elliott Aubin et Andréa Kotarac étaient les visages de la France Insoumise, des camarades et des amis. Passé la sidération, l’élu du 1er arrondissement cède à une colère d’abord politique. Il revient sur une “trahison qui laissera des traces” et tente de casser toute sensation de porosité entre le positionnement des Insoumis et celui du nouveau parti de son ancien camarade.
1 commentaire
  1. JANUS - 14 mai 2019

    A gauche ce n'est plus la débandade, c'est la décomposition avancée: la rançon du double langage.
    Hollande en a été le fossoyeur.

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