Région Rhône-Alpes-Auvergne

EELV/PCF aux régionales, c'est terminé

Depuis plusieurs mois, EELV et les composantes du Front de Gauche s'activaient à la table des négociations. En ligne de mire : les élections régionales Auvergne-Rhône-Alpes de décembre. Lundi, les discussions avec le PCF ont définitivement capoté.

Lundi, à la Maison des passages, à Lyon, les négociations entre EELV et le PCF ont été rompues après 2h30 de discussions. Les communistes ont définitivement quitté la table des négociations, et conduiront une liste étrangère au "Rassemblement" de EELV et du FDG pour les élections régionales Auvergne-Rhône-Alpes de décembre prochain.

La raison apparente de ce départ ? Le refus du cumul des mandats., que EELV considère comme un point non négociable pour faire parti du "Rassemblement". "Nous pensons que le cumul est simplement incompatible avec les fonctions d'un élu", explique Jean-Charles Kohlaas, tête de liste du rassemblement.

"J'ai été très surprise. Avec cet argument non négociable, on a exprimé aux communistes qu'ils ne pouvaient pas choisir leurs candidats. C'est une erreur politique : dans aucun rassemblement, on impose les candidats des autres formations. Il n'y a pas d'incompatibilité entre un mandat local et un mandat parlementaire", commente pour sa part Cécile Cukierman, sénatrice de la Loire et tête de liste PCF aux élections régionales depuis juin dernier.

Course en solitaire pour le PCF

"Depuis le 13 mai, EELV avait fermé la porte des discussions. Nous nous sommes revus le 13 août pour la première fois depuis cette date", confie Cécile Cukierman à Lyon Capitale.

Mais les communistes comptent-ils répondre à l'appel doucereux de Jean-Jack Queyranne, qui leur proposait de rejoindre sa liste ? "J'avoue que je me pose la question. C'est surprenant, d'ailleurs, parce que les électeurs ne sont pas sur cette ligne", s'interroge Jean-Charles Kohlaas. La sénatrice de la Loire assure que non : "Les communistes n'ont pas fait le choix de rejoindre la liste du PS. Je ne pense pas que ce sera le cas à l'avenir."

La liste Rassemblement et leur charte éthique aurait à ce jour collecté plus de 10 000 signatures de citoyens soutenant le mouvement. Nul doute que le départ des communistes en questionnera certains.

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