Département : une hausse d'impôt au conditionnel

La majorité départementale n'a pas explosé. L'UMP et les centristes de Michel Mercier sont parvenus à trouver un arrangement qui permet aux élus de droite de voter le budget. Quant à Danielle Chuzeville, la présidente, elle se garde la possibilité d'augmenter les impôts dans les prochains mois.

Comme l'an dernier, la préparation du vote du budget au conseil général a viré au casse-tête. Les élus UMP dans leur grande majorité sont toujours opposés à des hausses d'impôt. Les centristes et la présidente du département pointent, eux, des dépenses sociales en constante augmentation et une fiscalité suffisamment modérée pour être augmentée. L'an dernier, une grosse poignée de conseillers généraux avait refusé de voter le budget qui relevait la taxe foncière. Les vice-présidents s'étaient vus démettre de leur fonction.

En cette fin d'année 2013, la majorité départementale a réussi à trouver un compromis pour éviter d'étaler au grand jour ses divisions aussi bien partisanes qu'idéologiques. Le département souhaite augmenter ses droits de mutation en passant le taux de 3,95 % à 4,5 %. Une hausse qui permettrait de combler le manque à gagner d'un nouveau prélèvement exercé par l'État sur ce même impôt. «  L'augmentation n'est pas obligatoire maintenant. Attendons de voir ce que les droits de mutation vont nous rapporter avant de procéder à la hausse du taux. Nous voulons que dans la délibération l'affirmatif se transforme en conditionnel  », pointait Christophe Guilloteau, président du groupe UMP, avant le week-end. Lundi, il a été exaucé. « Un amendement va conditionner une hausse éventuelle sous certaines conditions. La porte reste ouverte, la décision n'est pas à prendre maintenant. Nous pouvons présenter un budget en espérant de bonnes recettes et donc ne pas avoir à recourir à une hausse des droits de mutation », rapporte Michel Forissier, vice-président UMP au conseil général.

"Les problèmes prostatiques, ils savent ce que c'est au PS"

L'incident public est évité mais il pourrait ressurgir plus tard dans l'année. Dans les couloirs de l'Hôtel du département, tout le monde s'est agité pour faire et défaire des majorités. Et l'épisode a permis aux centristes de Danielle Chuzeville et de Michel Mercier de mesurer que les socialistes pouvaient être des partenaires plus fiables que l'UMP. Vendredi, les conseillers généraux PS avaient pris la décision de ne pas prendre part au vote, comme l'an dernier. Une manœuvre qui permet de ne pas voter le budget mais de ne pas mettre les centristes en minorité. «  Sans nous, le budget ne passera, soulignait Christophe Guilloteau, président du groupe UMP au conseil général, vendredi dernier. Sauf à ce que la présidente aille chercher son confort électoral chez les socialistes. Ils feront comme l'an dernier, ils partiront pisser au moment du vote. Les problèmes prostatiques, ils savent ce que c'est au PS ».

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