Yves-Marie Uhlrich, Nora Berra et Christophe Geourjon présentent le projet UDI pour l’Europe. ET/LyonCapitale

De LR à la liste UDI pour les Européennes : Nora Berra explique son choix

L’actuelle conseillère municipale de Lyon, de la Métropole de Lyon dans les groupes LR et de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Nora Berra, a été placée à la deuxième place de la liste UDI emmenée par Jean-Christophe Lagarde. Elle attaque son ancien parti Les Républicains et la politique d’Emmanuel Macron. Retour sur la présentation de son projet pour les élections européennes.

Nora Berra sera la numéro 2 sur la liste UDI “Les Européens“ pour les élections européennes du 25 et 26 mai 2019. L’ancienne secrétaire d’État chargée de la Santé sous Nicolas Sakozy et actuelle conseillère municipale de Lyon, de la Métropole de Lyon et de la région Auvergne-Rhône-Alpes, brigue donc un 4e mandat. Elle a répondu favorablement à l’invitation du président et tête de liste de l’UDI, Jean-Christophe Lagarde.

Pour présenter son projet pour l’Europe, elle a organisé une conférence de presse dans un café de la presqu’île de Lyon ce matin, mercredi 20 mars, en présence du maire d’Ecully, Yves-Maries Uhlrich et le président du groupe UDI à la métropole de Lyon, Christophe Geourjon. Arrivée avec une demi-heure de retard, Nora Berra a assuré être toujours “une femme de droite“. Leitmotiv qu’elle a martelé a de nombreuses reprises tout au long de la rencontre. “Je m’inscris dans l’héritage de Valéry Giscard d’Estaing, de Simone Veil, de Jacques Chirac et de Raymond Barre. Je veux représenter le rassemblement du centre et de la droite progressiste et humaniste“ a-t-elle déclaré en préambule.

Parmi ses propositions : rétablir le tandem franco-allemand, défendre l’Europe contre les Etats-Unis ou la Chine en s’opposant aux grands traités de libre-échange, protéger la France contre ses partenaires européens notamment sur la question des travailleurs détachés, lutter contre la concurrence déloyale à propos des règles sanitaires dans l’alimentaire, sanctuariser un budget pour la transition écologique.

Une agence européenne de l’immigration

Sur la question de l’immigration, Nora Berra accuse Emmanuel Macron de ne pas aller assez loin en augmentant les moyens de Frontex – qui s’occupe du contrôle des frontières européennes – et vilipende Les Républicains qui auraient “une vision archaïque de l’idéal européen“. Pour sa part, elle propose la création d’une agence européenne de l’immigration qui répartiraient les migrants selon les capacités de chaque Etat européen.

Une FBI européen 

Elle avance aussi l’idée d’un FBI et une justice pénale européenne permettant de lutter contre le terrorisme et le grand banditisme. Dans cette veine elle soutient le projet d’une politique étrangère européenne et une défense européenne tout en restant assez flou sur la forme que cela pourrait prendre. Pour y parvenir elle dit vouloir “en finir avec les votes à l’unanimité qui plombent toutes décisions. Les pays à faible démographie ne devraient pas pouvoir utiliser leur véto“.

Critiquant le partis Les Républicains dont elle est pourtant issue, elle affirme “que ce parti ne tient plus son rôle de rassemblement des droites. “ Avant d’attaquer François-Xavier Bellamy, tête de liste dLR pour les élections européennes, qui représenterait “l’activisme très conservateur de ceux qui sont contre toutes les avancées. “ Elle lui reproche notamment de distinguer ses opinions personnelles, notamment son opposition à l’IVG, et son engagement politique : “Avez-vous déjà vu un politique qui ne défend pas ses convictions personnelles ? “. Elle répond à sa propre question : “Moi, c’est tout le contraire, je suis pour une identité française qui ne soit pas donneuse de leçon“.

Une alternative au parti d’Emmanuel Macron

L’ancienne médecin souhaite incarner “une alternative aux conservateurs europhobes et à la politique d’Emmanuel Macron“, qu’elle analyse comme trop libérale et pas assez protectrice des Français. “Pour nous, l’économie n’est pas une fin en soi mais un moyen“ appuie Christophe Geourjon, président du groupe UDI à la Métropole de Lyon. Et lorsqu’on lui demande pourquoi elle ne rejoint pas le parti UDI, Nora Berra botte en touche et rappelle qu’elle préfère “n’adhérer à aucun parti comme Xavier Bertrand [NDLR : le Président du conseil régional des Hauts-de-France] “ dont elle dit “se sentir proche“. “Il y a un espace politique qui laisse les Français orphelins entre LR et LREM“ conclue-t-elle. Pour rappel, Nora Berra est dans le groupe LR/UDI au conseil régional, dans les groupes LR à la Métropole de Lyon et à la ville, et à présent avec l’UDI pour les élections européennes. Un enchevêtrement qui ne lui parait “pas incompatible

 

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