Après les Juppettes, les Juppéoliennes

De passage à Lyon mercredi 28 pour présenter son dernier livre*, Alain Juppé plutôt décontracté, attirait de nombreux militants UMP chez Decitre.

Il donnait ensuite une conférence de presse au Café Le République, à côté de l'Hôtel-Dieu. L'ancien Premier ministre, converti au planéto-catastrophisme depuis son passage au Canada, parlait dans le décor un peu glauque d'une cave mal éclairée - une ambiance un peu décalée pour parler d'air pur

(voir video sur lyoncapitale.fr)lien

A côté de lui, l'UMP du Rhône représenté par Dominique Perben, Emmanuel Hamelin et Michel Havard. Alain Juppé tranchait dans le vif en ouvrant des yeux ronds : "Si nous ne faisons rien, nous allons à la catastrophe. La situation sera intenable avec une planète invivable". Juppé reconnaît que "les anciens ministres n'avaient pas les moyens financiers ou administratifs, ni ceux d'une nécessaire transversalité". Et il se montre fervent partisan de l'arme fiscale : "taxer ceux qui polluent, détaxer ceux qui économisent". Interrogé sur l'appartement de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé a lâché : "Je lui fais confiance pour rétablir la vérité".

Il a ensuite tressé des couronnes de lauriers à Jacques Chirac "dont le bilan à l'international et à l'environnement est excellent". Un dîner-débat donné au Chalet du Parc se déroulait le soir même sur le thème de "l'urgence écologique". Un cadre d'apparence plus champêtre pour parler environnement.
Après les Jupettes, voici venu le temps des juppéoliennes.

* France, mon pays, lettres d'un voyageur (Ed. Robert Laffont)

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