Quand Frêche s’invite dans la campagne en Rhône-Alpes

L’UMP demande des explications sur le soutien à Georges Frêche de Gérard Collomb en tentant par cette polémique d’éclabousser la liste de Jean-Jack Queyranne. Le candidat socialiste s’est pourtant démarqué du maire de Lyon. Comme tous les autres candidats de gauche. L’affaire Frêche est devenue un argument de campagne diversement exploité.

Rhône-Alpes est à deux heures de train du Languedoc-Roussillon mais la polémique autour de Georges Frêche alimente la campagne des régionales un peu partout et notre région ne fait pas exception. Le cas Frêche ressemble à une boule puante pour le PS local qui croyait en avoir fini avec les querelles de clocher. Et voilà que la polémique est de retour. Servi sur un plateau par Gérard Collomb qui est allé soutenir le “sulfureux” candidat dissident du PS mardi. Ce fait de campagne est exploité par tous les adversaires de Jean-Jack Queyranne.

L’UMP demande des comptes

Nora Berra dénonce le silence "complice" de Jean-Jack Queyranne à la suite du soutien exprimé par Gérard Collomb à Georges Frêche. “S'il ne se démarque pas publiquement du soutien affiché par le principal baron socialiste de la région à Georges Frêche, cela signifie implicitement qu’il en valide l’action et la portée symbolique”, estime-t-elle. Toujours au sein de l’UMP, Philippe Cochet condamne le soutien du maire de Lyon à Georges Frêche et s'interroge sur le “silence assourdissant des socialistes, des Verts et des Modem du Rhône face à cette décision”. L’affaire Frêche est une aubaine pour la liste de Françoise Grossetête distancée dans les sondages et qui ne table que sur une division de la gauche pour l’emporter.

Queyranne se désolidarise de Collomb

Sauf qu’en Rhône-Alpes, il semble que les listes de gauche partagent le même point de vue sur Georges Frêche et le soutien de Gérard Collomb. Dans un article à découvrir dans le numéro de mars de Lyon Capitale (en kiosque ce vendredi) Jean-Jack Queyranne se désolidarise du maire de Lyon. “Je ne comprends pas bien son attitude, je n’en ai pas discuté avec lui. Mais je pense que c’est son antiparisianisme qui parle.” La condamnation est unanime même si certains dans l’entourage de Jean-Jack Queyranne sont plus nuancés : “Frêche, c'est un franc-tireur qui a tout compris à la communication politique. Il sait très bien que la provocation est un point d'appui à la communication électorale. C'est aussi une culture méridionale : Guérini n'a pas sa langue dans sa poche, même si lui ne franchit pas la ligne jaune”. Les parlementaires socialistes du Rhône ont apporté leur soutien à Hélène Mandroux, la candidate investie par le PS pour les régionales en Languedoc-Roussillon. La député de Villeurbanne Pascale Crozon se montrant même très ferme à l’encontre de Gérard Collomb : “c'est une attitude très regrettable. C'est le coup de pied de l'âne donné à Aubry qui essaie de mettre le parti debout”.

Meirieu le premier à dénoncer le soutien de Collomb

Chez Europe Écologie, point de circonstances atténuantes. Philippe Meirieu a taclé la liste socialiste dès qu’il a appris que Gérard Collomb irait faire campagne aux côtés de Georges Frêche. C’était à Annecy, le 11 février, et le candidat était le premier à dénoncer l’attitude du maire de Lyon. Le cas du candidat dissident du PS en Languedoc-Roussillon ne divise pas vraiment. Sauf sur sa récupération politique.

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