Michèle Picard
© Tim Douet

Le Conseil d’État annule l’élection municipale de Vénissieux

Sans surprise, le Conseil d’État a annulé l’élection municipale de Vénissieux. Il faudra donc revoter dans la 3e ville du Rhône.

Il faudra revoter à Vénissieux. Sans surprise, le Conseil d’État a suivi l'avis du rapporteur public et annulé ce mercredi l'élection municipale de la troisième ville du Rhône. S'il a également confirmé l'inéligibilité d'un an prononcée par le tribunal administratif à l'encontre d'Yvan Benedetti, il a levé celle qui touchait la numéro deux de sa liste, Estelle Gagon.

Après les élections de mars dernier, le préfet du Rhône et le candidat de l'UMP, Christophe Girard, avaient contesté le résultat des élections de Vénissieux devant le tribunal administratif de Lyon. Si Jean-François Carenco réclamait l'annulation de l'élection d'Yvan Benedetti et Estelle Gagon, de la liste d'extrême droite “Vénissieux fait front”, Christophe Girard demandait quant à lui l'annulation pure et simple des deux tours du scrutin, ce qu'il a donc obtenu.

Manœuvres

Sur le fond de l’affaire, le Conseil d’État a jugé qu’il y avait bien eu manœuvre et que plusieurs candidats de la liste “Vénissieux fait front” ne figuraient sur cette liste que parce qu’ils avaient été induits en erreur. Le Conseil d’État a estimé que plusieurs de ces candidats avaient accepté de figurer sur la liste en croyant que celle-ci était soutenue par le Front national. Or, le parti de Marine Le Pen n'avait pas présenté de liste dans la ville. Pis, des colistiers d'Yvan Benedetti n'auraient pas compris qu'ils avaient signé pour apparaître sur une liste de candidature. Le rapporteur public pointait un défaut de consentement pour une vingtaine de colistiers de “Vénissieux fait front”.

Le préfet devrait bientôt nommer une délégation qui assurera l'intérim de Michèle Picard. Il fixera également les dates du nouveau scrutin.

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