12 contrôleurs TCL sanctionnés : "Au lieu de travailler, ils étaient au bistrot"

Ils bagdgeaient leur propre carte ou celles, perdues, de voyageurs pour faire croire à leur travail effectif. 16 autres sont soupçonnés d'avoir fait de même, tout en maintenant un semblant d'activité. Des sanctions disciplinaires vont être prises.

12 contrôleurs des TCL vont passer la semaine prochaine des entretiens préalables à leur licenciement. Ils sont soupçonnés de fausse déclaration d'activité. "Au lieu de travailler, ils étaient au bistrot", résume un élu. Ces salariés masquaient leur absence d'activité en badgeant leur propre carte de transport plusieurs fois dans la journée à leur machine de contrôle, comme ils sont censés le faire auprès de voyageurs pris au hasard dans le réseau de transport lyonnais. Ils s'étaient aussi procurés des cartes d'abonnement perdues. 16 autres agents levaient aussi parfois le pied, en recourant partiellement à ces pratiques.

"C'était des agents assermentés"

Le pot-aux-roses a fini par être découvert par leur hiérarchie. Une enquête interne a été lancée et des collègues les ont dénoncés. "Ce sont quelques brebis galeuses, et il n'y a pas eu de détournement d'argent", souligne un élu.

Ce jeudi, le président du Sytral, Bernard Rivalta, a rendu publique l'affaire à l'occasion du comité syndical. Il en avait été averti quelques jours auparavant par le directeur de Keolis. Le ton était grave et solennel. "Cette affaire nous rend un peu triste, c'était des agents assermentés", a-t-il souligné. Il a ajouté que les "240 contrôleurs ne doivent pas être stigmatisés", réitérant au passage toute sa confiance à Keolis.

9 commentaires
  1. Sophie_Lyon - jeu 21 Fév 13 à 20 h 14

    Les mêmes assermentés qui dressent des contraventions.....

  2. Janus - jeu 21 Fév 13 à 23 h 13

    Ils ont préféré travailler sur le zinc, comme d'autres sur le trottoir.

  3. nonmaiscepaspourdire - dim 24 Fév 13 à 9 h 31

    Rivalta qui fait des leçons de morale, vous avez les images, c'est si bon de rire parfois. La direction de kéolis a décidé avec l'aide de syndicats de faire le ménage dans ses 'troupes' et visiblement pas qu'à la base, économie oblige. Quand à la délation, c'est vraiment une valeur sure, il parait même que certains prennent leur pied avec ça...

  4. ATPLF (anti Tout Pour Le Fric) - dim 24 Fév 13 à 14 h 11

    si le grand patron pique dans les poches des contribuables, et sans conséquences personnelles, pourquoi irait on chercher des poux chez les contrôleurs http://www.lyoncapitale.fr/Journal/univers/Politique/Sytral/Rivalta-perd-en-Conseil-d-Etat-fin-de-six-ans-de-procedureset là il s'agissait d'un montant de 120.000 euros piqués dans la caisse des contribuables deux poids et deux mesures ?

  5. jdelatour - jeu 28 Fév 13 à 13 h 02

    HUMMM des privilégés au chômage .... ils vont pouvoir faire grève maintenant.

  6. Peter53 - ven 1 Mar 13 à 21 h 06

    Eh ben, pour se rattraper ils font des contrôles TRES zélés, comme ce vendredi soir à Saxe Gambetta; là, ils font pas dans la dentelle: obligation de sortir la carte TECELY, contrôle de la photo (d'habitude ils contrôlent au travers du sac ou du portefeuille)... comme quoi ces généreux syndiqués sont surtout des voyous corporatistes qui profitent de l'argent public et enquiquinent les usagers qui ne bénéficient pas de leur situation de privilègiés, par pur esprit de revanche ! Lamentable

  7. Verveine Menthe - ven 1 Mar 13 à 22 h 45

    Les boulets ... L'autre jour je demande une correspondance à l'un d'eux, ils se sont mis à 3 pour me répondre et avec difficultés ...

  8. nkm69006 - mar 12 Mar 13 à 9 h 40

    Plus rien ne nous étonne des TCL, les grèves à répétition, des prix revus constamment à la hausse, sans parler de l'insécurité croissante sur le réseau. Des agents qui sont encore... payés, à l'abri du chômage! C'est un bulletin assuré en fin de mois pour se prélasser 'au bistrot', c'est tout simplement honteux! alors arrêtez de vous plaindre les TCL, votre salaire est plus que décent pour ce que vous produisez au quotidien... Lamentable de payer pour eux...

  9. amelibie - ven 29 Mar 13 à 21 h 37

    Mr RIVALTA connait-il la sanction pour diffamation ? Quel déli est plus grave : celui de détourner 120 000 € ou de modifier des statistiques par pression incessante de la direction. Toujours est-il qu'à 5 heures du matin, les contrôleurs et les usagers ne le voient jamais dans les transports en commun. La direction essaie de camoufler son harcèlement en faisant passer les contrôleurs pour des tires au flanc.Ils étaient bien à leur poste de travail avec du matériel inadéquat et souvent en panne

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