Le Palais de Justice des 24 Colonnes-2
Eliot LUCAS

L’enquête pour meurtre mène à un tripot clandestin à Villeurbanne

Trois des quatre personnes poursuivies pour l’organisation d’un tripot clandestin à Villeurbanne ont été condamnés hier par le tribunal correctionnel de Lyon. Le lieu de jeu illégal avait été découvert par hasard lors d’une enquête pour meurtre.

Si toutes les routes mènent à Rome, il est plus rare que les enquêtes pour meurtre amènent dans des tripots clandestins. C’est pourtant un tel établissement qu’ont découvert les enquêteurs lyonnais après le l'assassinat, en 2013, de Mohamed Maamir, surnommé “Nanou”. L’homme, un ancien braqueur de 56 ans au moment des faits, s’étaient reconverti dans la vente de stupéfiants, mais pas que, comme l’a découvert la police. Sur le pallier de la victime, la porte en vis-à-vis donnait sur une salle de jeu clandestin. Dans l’appartement d’une centaine de m², les enquêteurs ont eu la surprise de découvrir un décor aménagé pour accueillir des joueurs de poker avec tables de jeu, bar, fauteuils et visiophones pour filtrer les entrées. De quoi attiser leur curiosité. Un faisceau d’indices dont l’acquisition de l’appartement par une Société civile immobilière les mènera jusqu’aux proches de “Nanou”, dont son frère, son beau-père et son fils.

Au total, quatre proches de Mohamed Maamir ont été poursuivis pour avoir participé à l’organisation du lieu de jeu clandestin, et condamné par le tribunal correctionnel de Lyon. Si son fils a été relaxé de l’ensemble des faits, trois comparses ont été condamnés à des peines allant de deux ans fermes pour l’organisateur principal, à dix-huit et douze mois avec sursis pour ses complices. Des peines auxquelles s’ajoutent des amendes qui montent de 3 000 à 10 000 euros.

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