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Deux plaintes pour corruption contre un policier lyonnais, l’IGPN saisie

Deux plaintes pour corruption visant le policier qui a dirigé l’enquête dite des ripoux de Vénissieux et d’autres dans le milieu des fourriéristes lyonnais ont été enregistrées par le parquet de Lyon, qui a saisi l’IGPN. Elles émanent des gérants de la fourrière de Villeurbanne, qui lui reprochent d’avoir lancé un contrôle à leur encontre à la demande d’un concurrent. Concurrent avec lequel ils sont en conflit au pénal.

Voilà deux plaintes qui ont été bien difficiles à retrouver. Mi-novembre Me Fabien Rajon et Me Sébastien Bracq, respectivement conseils de Marc Capoccitti et de sa fille Nathalie, ont déposé deux plaintes pour corruption à l’encontre d’un major de police de la sûreté départementale, qui a notamment conduit l’enquête dite des ripoux de Vénissieux et le contrôle de la société de dépannage Capoccitti. Lequel avait abouti à la perte de la fourrière de Vaulx-en-Velin pour cette société, qui avait remporté l’appel d’offres en 2015. Accusée, entre autres, d’avoir gonflé son offre, Capoccitti avait vu son agrément de fourrière momentanément suspendu par la préfecture suite à cette procédure. Le recours de son concurrent, la société MAP Dépannage, avait permis à celui-ci de récupérer le marché, comme nous l’écrivions dans notre enquête sur la “guerre des fourrières” en septembre. Un article qui a “pas mal brassé” à l’hôtel de police, de l’aveu d’un fourriériste notamment, et sur lequel se base en partie la plainte des Capoccitti. L’article a été attaqué en diffamation par MAP et qualifié de “torchon” par Me Vahramian pour contrer les accusations de collusion entre son client et le policier, lors de l’audience en appel, fin novembre, du procès pénal intenté par MAP à Capoccitti, toujours sur l’attribution de la fourrière de Vaulx-en-Velin.

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La cour d’appel de Lyon a entendu ce mercredi les sociétés MAP Dépannage et Capoccitti Dépannage, rivales de longue date. La première a récupéré en 2015 la gestion de la fourrière de Vaulx-en-Velin, après un contrôle de la seconde, qui avait remporté l’appel d’offres dans un premier temps. Son gérant a porté l’affaire au pénal, accusant ses rivaux d’avoir fourni dans leur offre des informations mensongères. Mais le document officiel qui résume les offres est aujourd’hui introuvable. Capoccitti a été condamnée en première instance. Une décision qui, si elle était confirmée dans le délibéré du 30 janvier prochain, entraînerait la chute de l’entreprise.
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