10 tagueurs interpellés, un million d’euros de préjudice pour la SNCF

Dix tagueurs du groupe JAB ont été interpellés mardi, soupçonnés d’avoir dégradé de nombreux bâtiments et mobiliers urbains, appartenant notamment à la SNCF, pour un préjudice d’un million d’euros.

Mardi, un groupe de dix tagueurs ont été interpellés à leurs domiciles par les services enquêteurs, les policiers et gendarmes de la zone, puis placés en garde à vue. Ces interpellations font suite à la commission rogatoire délivrée en octobre dernier par le tribunal de grande instance de Lyon, instruisant contre X des faits d’association de malfaiteurs et de dégradations aggravées. L’enquête a duré plus d’un an.

Ces dix individus, âgés d’une trentaine d’années, feraient partie du groupe JAB, selon les informations du Progrès. Ils sont soupçonnés d’avoir tagué métro, autoroutes, trains ou encore bâtiments publics. Pour la SNCF, les dégradations sont évaluées à plus d’un million d’euros.

400 bombes et pots de peintures retrouvés

Lors de la perquisition des domiciles, les policiers ont découvert plus de 400 bombes et pots de peinture, cinq ordinateurs, sept disques durs, ainsi que plusieurs cartes SD et clés USB, une caméra et plusieurs objets volés à la SNCF. De nombreuses photos des tags réalisés ont pu être retrouvées dans le matériel de stockage informatique.

Aidée par la cellule anti-tags de la SNCF, la police a procédé à de nombreux prélèvements de peinture et ont pu effectuer des rapprochements avec celle retrouvée aux domiciles des individus.

Quatre des interpellés ont été présentés au juge le mercredi 27 avril et ont été laissés libres sous contrôle judiciaire. Les six autres étaient à leur tour présentés hier.

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