Un festival dans "cette vieille cave voûtée que tout le monde adore"

ÉVÉNEMENT – La sixième édition du Hot Club Jazz Festival a démarré mardi 19 avril. Jean Berry, le programmateur de ce véritable temple du jazz, a accepté de répondre à quelques questions avant la soirée d'ouverture.

Lyon Capitale : Pouvez-vous nous expliquer le déroulement de cette édition ?

Jean Berry : On a décidé d'élargir le festival sur un mois pour cette sixième édition. On commence le 19 avril et on termine le 14 mai. On va accueillir une vingtaine de groupes, soit l'équivalent de près de 130 artistes. La plupart des concerts se dérouleront rue Lanterne, mais on investit aussi la salle Molière et le Transclub (nldr, petite salle du Transbordeur).

Quel est le lien entre le festival et ce lieu quasi-mythique qu'est le Hot Club ?

Le Hot Club existe depuis 1948, c'est une institution en matière de Jazz. Tous les plus grands sont passés ici : de Boris Vian à Miles Davis en passant par Chet Becker. Tout au long de l'année on reçoit des grands noms du jazz, mais on a aussi nos musiciens membres de l'association, et puis on aide les jeunes talents de la scène française et lyonnaise. Le festival est à l'image de la programmation de toute l'année. Cela permet de donner un grand coup de projecteur sur cette vieille cave voûtée que tout le monde adore.

Comment avez-vous construit la programmation ?

A l'origine, nous sommes une association de musiciens, donc la majorité nos membres sont programmés. Pour garder le côté associatif, on a décidé de laisser s'exprimer les bénévoles qui nous aident au club sur les 200 concerts tout au long de l'année. Ils s'impliquent beaucoup, en jouant ou en nous aidant au bar ou aux entrées par exemple. Cela permet de nous faire bénéficier de nos réseaux respectifs. Ensuite on a des opportunités, comme Lenny White (ancien batteur de Miles Davis) qui vient faire deux concerts car il est de passage en France. Et puis il y a le système classique où l'on fait appel aux agents, aux tourneurs ou autres professionnels du milieu.

Est-ce qu'un courant du jazz domine le festival ?

Notre but est de proposer une programmation riche et éclectique représentant tous les courants de l'histoire du jazz au XXe siècle. Du swing avec Happy Stompers Big Band & Jérôme
Etcheberry (04/05) au jazz manouche des Doigts de l'Homme (06/05). On a aussi des formes plus contemporaines du jazz, avec des explorations sur les passerelles avec les musiques actuelles : musiques du monde ou électroniques. On aura des musiciens locaux comme le pianiste J.B Hadrot mais aussi des américains avec Pete Levin qui sera accompagné par Dave Stryker et Lenny White (20 & 21/04). Il y a donc de tout, mais c'est vrai que cette année on a mis un léger accent africain. Le togolais Peter Solo sera là le 5 mai, on a aussi des musiciens éthiopiens, camerounais et un projet original : la pianiste japonaise Ryoko sera accompagnée par deux africains le 11 mai.

Le mot de la fin...
Ce festival est une très bonne occasion pour les personnes âgées de 7 à 77 ans qui souhaitent découvrir ou apprécier le jazz sous toutes ses formes.

Pour découvrir la programmation complète, cliquez ici.

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