Maison de la Danse : deux solos, un homme, une femme !

Dansée par Jean-Baptiste André, qui vient du cirque, cette pièce est la déclinaison de Skull cult, créée en 2002 pour Rachid Ouramdam. Et lorsqu'on voit ce même solo, dansé par deux danseurs différents, on peut regretter que la Maison de la Danse n'ait pas eu l'idée, d'au moins projeter le film du premier. Le travail de Rizzo est basé sur la disparition/apparition, la transformation du mouvement, sur la manière dont il va se poser ou se situer sur scène, et il aurait été intéressant de voir l'intelligence de l'évolution de ce travail au travers du temps et des deux interprètes. Dans cette captation du mouvement,

Jean-Baptiste André est fascinant. Il nous entraîne sans broncher dans le développement extrême d'un geste, ses limites, il nous fait prendre conscience de l'espace autour du corps tout en jouant de son humanité et de son absence d'humanité, un corps matière et malléable et un solo à ne pas rater ! Dans cette même soirée, Julie Guibert propose Devant l'arrière-pays, un solo du chorégraphe belge Stijn Celis. Sans concession, se moquant de l'esthétisme, la danseuse explore des états intérieurs qui peuvent paraître inaccessibles, dans la lenteur et la précision du geste, portés par un corps faisant souvent bloc, comme une carapace. Pour les fans de Guibert...

Comme crâne, comme Culte de Christian Rizzo et Devant l'arrière-pays de Stijn Celis, du 26 au 28 mars à la Maison de la Danse. Tél. 04 72 78 18 00

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