Lyon : Alain Chabat acclamé à la Nuit de la Peur du Festival Lumière

Quelque 4.500 cinéphiles étaient présents à la Halle Tony Garnier pour assister à la traditionnelle Nuit du Festival Lumière, dédiée cette année au cinéma d'horreur.

Des frissons jusqu'au bout de la nuit. De 21 heures ce samedi au petit matin dimanche, les 4.500 spectateurs de la Nuit de la Peur ont pu se délecter de quelques pépites du cinéma d'horreur.

Au programme quatre films incontournables du genre entrecoupés d'hommages aux regrettés Christopher Lee et Wes Craven.

Loin des tronçonneuse et des zombies, la soirée s'est ouverte par un tonnerre d'applaudissements pour Alain Chabat et sa chevelure argentée.

Une clameur décuplée au lancement de la rétrospective des pitreries de l'acteur.

De la fameuse Carioca avec Gérard Darmon à ses dialogues avec Monica Bellucci dans Astérix et Obélix Mission Cléopâtre en passant par ses sketchs avec les Nuls ou l'inévitable scène du "serial killer" de La Cité de la Peur, l'humour de Chabat a ravi les travées de la Halle Tony Garnier.

 

Une programmation de puriste

Alain Chabat et Thierry Frémaux partis "faire un tour pour manger", la longue nuit d'angoisse peut commencer. Premiers sursauts dans le décor polaire de The Thing, réalisé par John Carpenter en 1982 et dont chaque nom du casting est chaleureusement applaudi depuis les gradins par un public de spécialistes. A peine le temps de se remettre de leurs émotions que les 4.500 spectateurs reprennent place pour un autre classique, en noir et blanc cette fois, avec La nuit des morts vivants de George Romero. Réalisé en 1968 avec un budget infime, ce film, dont le scénario sera maintes fois repris, est considéré comme fondateur sur le thème des zombies.

 

Changement d'époque, changement d'ambiance. Alors que le noir et blanc semblait avoir alourdi plus d'une paupière dans la salle, l'angoissant Insidious de James Wan, qu'Alain Chabat décrit comme "foutant vraiment les jetons", prend le relais. Et il est vrai que le combat d'esprits malfaisants pour prendre possession du corps du petit Dalton a de quoi tenir en haleine... Avant le grand bain d'hémoglobine final. C'est en effet le sanguinolant Evil Dead de Sam Raimi, qui a été choisi pour finir la soirée sur un registre gore. Au plus grand plaisir des spectateurs.

 

Au petit matin, la programmation pointue de cette Nuit de la Peur semble avoir fait l'unanimité. Une réussite avec, cerise sur le gâteau, cette émotion palpable lors de la rétrospective de l'oeuvre du disparu Christopher Lee, que le public a pu redécouvrir en Dracula, Comte Dooku, Saroumane ou encore dans le rôle de l'émouvant Monsieur Labisse pour le Hugo Cabret de Martin Scorsese.

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