Les institutions culturelles lyonnaises s'ouvrent aux enfants pour les vacances

Pourquoi ne pas emmener son enfant à l'opéra ou au théâtre des Célestins ? En cette fin d'année, ces grandes institutions culturelles lyonnaises adaptent leurs programmation en proposant des spectacles très visuels, accessibles et de courte durée. Des spectacles de qualité pour toute la famille.

Contes de la magie ordinaire à l'opéra

C'est le ballet Cendrillon, composé par Sergei Prokofiev qui est mis à l'honneur à l'opéra de Lyon. Une histoire gravée dans l'imaginaire collectif, une scénographie onirique, une musique rythmée. En bref, un spectacle accessible aux plus jeunes, dès 8 ans. Cendrillon démocratise le ballet dans une mise en scène signée Maguy Marin. Les personnages, comme des artistes de pantomime, évoluent sur scène avec des attitudes tantôt gracieuses et légères, tantôt absurdes et grotesques. Les masques imitation porcelaine, les décors futuristes, les mouvements robotiques ; tous les spectateurs se perdent dans une atmosphère intemporelle et enfantine. La bonne fée devient un robot, le carrosse est une mini-voiture à roulettes, la pantoufle de verre est un chausson à paillettes rouges. Plus de deux siècles après les versions successives de Charles Perrault et des frères Grimm, le conte est présenté avec un nouveau souffle.

Cendrillon : du 22 décembre au 1er janvier à l'Opéra de Lyon - Tarifs de 10 à 30 euros

Animaux à vent et à cordes

Parallèlement, deux soirs sont consacrés à l'orchestre de l'opéra qui jouera 1h20 de Fantaisies animalières. Au programme : Le carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns, le ballet Ma mère l'oye de Maurice Ravel, et Pierre et le loup de Sergei Prokofiev. De petites farces zoologiques, qui permettront aussi aux avertis de découvrir des pièces moins connues de ces compositeurs.

Fantaisies animalières : 30 décembre et 3 février - Tarifs de 10 à 50 euros

Alice au pays des Célestins

On relooke le grand classique de Lewis Carroll, cet hiver au théâtre des Célestins. Alice se retrouve au pays des merveilles, une Chine féerique. L'auteur de l'adaptation n'est autre que Fabrice Melquiot, dont la plume poétiquement décalée se prête bien à une telle modernisation du mythe. Parti pris intéressant : c'est un spectacle muet, uniquement composé de tableaux visuels. Seuls les corps parleront, grâce aux artistes du cirque traditionnel chinois de Tianjin et de son orchestre.

Le cirque/théâtre, une formule qui semble bien fonctionner auprès des enfants. L'hiver dernier, le théâtre avait déjà misé sur la troupe acrobatiques de Tanger, Chouf Ouchouf.

Alice de Lewis Carroll-Un cirque poème : du 18 décembre au 1 janvier - Tarifs de 10 à 34 euros

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