Heiwa Daiko à l'Opéra de Lyon

Fabien Kanou, Stéphanois aux racines africaines, décide de monter en 2007 Heiwa Daiko (Tambours de paix), le tout premier groupe français de Taiko. Un spectacle de percussions métissé à découvrir dans le cadre du Festival Japon 2008, organisé par l'Opéra de Lyon.

Lyon Capitale : Sans sombrer dans le mauvais goût, avec vos origines africaines, on aurait pu imaginer un intérêt plus vif pour le djembé ?
Au départ, j'ai une formation classique. L'accordéon, clarinette, le solfège tout ça... Puis, je me suis mis à la batterie. En ayant des instruments à percussion entre les mains, j'ai compris que j'étais attiré par la musique traditionnelle. J'ai donc développé, en parallèle, la percussion africaine et afro-cubaine. J'ai ensuite découvert le tambour japonais et je suis tombé en admiration. Ce qui m'a plu, c'est d'une part le côté martial. Sans pratiquer, j'ai toujours été fasciné par les arts martiaux et j'ai retrouvé cette gestuelle avec les tambours. D'autre part, musicalement, c'est finalement plus proche de ma formation classique que la musique africaine car il y a beaucoup de nuances.
Comment se déroule le spectacle ?
En tant que musicien, j'ai joué du rock, du jazz ! Je voulais que ce spectacle soit comme moi et comme ma culture artistique. Je voulais un spectacle métissé. On est sept sur scène. Six à jouer sur une quinzaine de Taiko, de formes et de tailles différentes, et un musicien soliste chanteur qui pratique des instruments à vent d'origine essentiellement asiatique : double flûte du Rajasthan, guimbarde vietnamienne, flûte japonaise... Lors de la représentation, il y a deux tableaux. L'un plutôt énergique, l'autre plus posé, plus zen.
Comment expliquez-vous votre rapport si particulier au tambour ?
Depuis tout petit, je tape. C'est mon truc. J'ai dû fabriquer ma première batterie à 7 ans et aujourd'hui, je fabrique mes propres tambours. Quand on façonne son instrument, le rapport n'est plus du tout le même. En plus, c'est tambours viennent à la base de temples bouddhistes. Ce sont des objets de méditation. Depuis quelques années, j'étais à la recherche de toute cette culture asiatique autour du travail initiatique, du développement personnel. Et finalement, c'est l'instrument qui lie tout ça.

C'est une sensation particulière quand on est Stéphanois de venir jouer à Lyon ?
(Rires) Non, non, ça va ! J'ai habité Lyon, y a pas de problème !

Heiwa Daiko. Samedi 15 mars à l'Opéra de Lyon, place de la comédie, Lyon 1.
08 26 30 53 25 -

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires
Faire défiler vers le haut