Bikini Machine en concert au Ninkasi

Avec l’énergie rock des Sonics et la désinvolture yéyé d’un Jacques Dutronc, Bikini Machine, fougueux groupe de pop tout ce qu’il y a de plus sixties, s’offre une petite virée à Lyon vendredi 5 mars lors d’un concert dans un Ninkasi qui paie l’addition pour un concert 100 % gratuit.

Des Littles Rabbits à Philippe Katerine, de la Vendée à la Bretagne, il existe comme un relent pop des années 60 à l’ouest de la France. Sans doute une affaire de climat... Pour Frédéric Gransart (chant, batterie, claviers) membre du quintet Bikini Machine, ces artistes ont un point commun. « Sans vouloir être chauvin, sourit Fred, j'ai croisé toutes les personnes précitées à la fac de Villejean à Rennes... Ville archi pop-garage-punk à la fin des eighties. » Et il n’a pas tout à fait tort d’être chauvin l’ami Fred. Véritable berceau des musiques actuelles, Rennes abrite l’un des festivals majeurs du pays. En effet, depuis 1979, les Transmusicales défrichent et exposent à nos yeux ébahis les pépites en devenir de toute la zone euro.

Ce n’est donc pas un hasard si en 2001, le festival devient l’une des premières scènes des Bikini alors que ces derniers n’ont pas encore édité le moindre morceau. « Le caractère hybride de notre musique est très lié aux Transmusicales et à l 'éclectisme de certaines soirées, précise-t-il. Il y a des créations singulières, des rencontres, des découvertes, des groupes cultes méconnus ou légendaires. Il y a eu des ratages aussi, mais beaucoup de prises de risques. Ce n’est pas comme la plupart des festivals qui vont faire les trucs qui passent à la radio en boucle…  ».

Gavée de toutes ces influences, la formation sort fin 2009 The Full Album, une 4e galette plutôt bien fichue, produite en partie par Sieur Jon Spencer. Accompagné de toute l’imagerie sixties de rigueur sur des arrangements bien d’aujourd’hui, le disque, bourré de tubes remuants aux refrains entêtants, pourrait bien être celui de la consécration. Un peu garage, un peu yéyé, jamais désuet et toujours chic, des titres comme Où vont les cons ? ou Good Morning semblent calibrés pour la radio et les pistes de danse. Également paré pour la scène, jamais les derniers sur la vanne, quand on leur demande comment bien se préparer pour une bonne et fastidieuse tournée, Frédéric Gransart nous livre le truc : « on fait 18 fois le tour de notre studio d' enregistrement tous les matins en chantant comme des gars de la légion "un bon concert nous allons faire "  ».

Les Bikini Machine. Le 5 mars au Ninkasi Kafé. www.myspace.com/bikinimachine

d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux
Faire défiler vers le haut