Biennale de la danse : le corps du programme

Dans cette biennale, un certain nombre de spectacles laissent percevoir un désir de regarder le corps autrement, qui échapperait à une danse de représentation, plus intime ou plus proche de notre quotidien, qui serait celui du constat ou de la transformation d’un monde. Sélection.

On ira voir Rachid Ouramdane questionnant l’exil – politique ou personnel –, Jan Fabre avec un solo sur la mort et la solitude (photo) créé après le décès de ses parents, Bouba Landrille Tchouda avec un duo sur son expérience en univers carcéral, et Mizel Théret qui fait danser, de manière très émouvante, trois danseurs basques âgés de 87 à 92 ans, tous porteurs d’une vraie culture chorégraphique.

À découvrir également : le groupe Entorse avec Samuel Lefeuvre, qui explore les limites physiques du corps d’une manière très impressionnante, le fascinant Hiroaki Umeda, dont le corps dansant fait émerger tout un univers esthétique, ainsi que le délire révolutionnaire et hilarant du performer et plasticien Antoine Defoort.

Très attendu, dans une forme moins esthétique que d’habitude, Angelin Preljocaj se réfère à un texte poignant de Laurent Mauvignier sur la mort violente d’un SDF dans un centre commercial lyonnais. Tandis que Patrice Chéreau lira sur scène le journal de Nijinski dans Le Sacre du printemps de Thierry Thieû Niang et Jean-Pierre Moulères – une pièce où ils font danser des amateurs seniors, à l’intérieur d’une course contre le temps.

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Horaires et réservations sur le site Internet de la Biennale.

Biennale de la danse, du 13 au 30 septembre, à Lyon.

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