BAC 2013 : qui est vraiment Jeff Koons ?

Dans son interview dans “l’Autre Direct”, Thierry Raspail, le directeur de la Biennale d’art contemporain de Lyon, est revenu sur son choix d’inviter Jeff Koons à exposer cette année. “Un artiste jamais invité dans les biennales”, proteste-t-il.

Même ceux qui ne connaissent pas l'art contemporain visualisent les œuvres de Jeff Koons, comme le célèbre Balloon Dog. Koons, ancien trader reconverti dans l'art, a le sens aigu du marketing. Il se réapproprie des figures populaires pour mieux les transformer : l'aspirateur enfermé dans des caisses de Plexiglas (The New, 1981-1987), des ballons de baskets en suspension dans un aquarium (Equilibrium, 1985).

Entre ses mains, les objets les plus courants dépassent leur simple fonction et deviennent de véritables icônes. L’Inflatable Rabbit, lapin gonflable réalisé en Inox en 1986, est aujourdhui reconnu comme un emblème du XXe siècle. Ses œuvres se retrouvent ainsi à Versailles, au musée Guggenheim ou dans le salon d'un riche collectionneur.

Assagi

“C'est l'artiste le plus cher au monde actuellement, et donc il est suspect”, commente Thierry Raspail. Dans son interview pour “l'Autre Direct”, le directeur de la Biennale d'art contemporain de Lyon, est donc revenu sur son choix d'inviter Jeff Koons à y exposer cette année – “un artiste jamais invité dans les biennales”.

Il est sans conteste l'artiste vivant le plus connu au monde, au faîte de sa gloire dans les années 1980 et 1990. Symbole, comme avant lui Andy Warhol, d'une société new-yorkaise branchée, il épouse en 1991 la star du porno italienne, la Cicciolina. Deux ans plus tard, ils divorcent.

Aujourd'hui, il apparaît assagi. “Nous avons fait le choix du dialogue entre lui et les jeunes artistes”, se félicite Thierry Raspail. Car Jeff Koons est, sans doute, l'artiste à (re)découvrir de cette Biennale.

Retrouvez l'entretien complet de Thierry Raspail dans “l'Autre Direct”

à lire également
Vitrine du Mini-Market, cours de Verdun © Lucas Zambon
Le Mini-Market 7/7 du cours de Verdun est investi régulièrement par de jeunes artistes. “Quelqu’un d’autre t’aimera”, nous promettent-ils dans le cadre de la Biennale d’art contemporain 2019.
d'heure en heure
d'heure en heure


derniers commentaires
Faire défiler vers le haut