10 000, la Guerre du faux

Il y conjugue le passé de l'Humanité à l'imparfait du conditionnel approximatif, s'appuyant visiblement sur les études de paléo-anthropologues junkies. Pas chien, 10000, qui dévalise tout à la fois La Guerre du Feu, Apocalypto et une usine de carton-pâte, condense grossièrement les intrigues des "succès" du maître (Independance Day, Stargate...), pleines d'envahisseurs "venus des étoiles", à qui un cœur pur bottera les fesses. En gros, le courageux D'Leh court sauver sa belle des mains de méchants bâtisseurs de pyramides aux faciès forcément al-qaïdesques. Et, au passage, terrasse un Empire. Si le film démarre au diesel agricole, c'est pour mieux offrir ensuite un feu d'artifices de portnawak cosmique, à coups de poules géantes, de mammouths domestiques et d'esclaves albinos. Scènes cultes : quand D'Leh gagne l'amitié reconnaissante d'un tigre paléo-numérique en le sauvant de la noyade. Ou quand les guerriers passent en quelques mètres des montagnes enneigées à la forêt tropicale. Clin d'œil express aux dérèglements climatiques qui menacent au Jour d'Après, un pré-rasta lâche alors ce balladurien "il fait chaud ici". Le premier degré confinant de la sorte à l'abstraction, le cinéaste parvenu au bout de lui-même cède la place à une créature cinématographiquement modifiée : Roland Emmerich est mort, vive "Groland" Emmerich !

10 000, de Roland Emmerich

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