Cédric Van Styvendael, le maire de Villeurbanne. @Alex MARTIN / AFP)

Villeurbanne : le maire répond à l'occupation du gymnase Cusset

En plein hiver à Lyon, des familles vivant dehors ont été installées dans un gymnase de Villeurbanne.

Vendredi 17 décembre, le collectif Renan sans toit a commencé à occuper le gymnase Cusset à Villeurbanne, afin de loger des personnes sans-abris. Cette occupation illégale fait suite à la non-prise en charge de huit familles par les dispositifs d'hébergement existant, dont les enfants sont scolarisés à l'école maternelle Ernest-Renan A et l'école primaire Ernest-Renan B à Villeurbanne. Cette initiative de la coordination des parents d'élèves de Villeurbanne - à l'origine de la création du collectif - a fait réagir le maire de Villeurbanne, Cédric Van Styvendael.

Le maire ne cautionne pas

Dans un communiqué, l'édile comprend la position des parents d'élèves mais ne cautionne pas l'utilisation d'un équipement municipal qui n'est pas destiné à cet usage. D'autant plus que l'occupation n'est encadrée par aucun dispositif d'accompagnement.

"Certes, les moyens sont toujours insuffisants par rapport aux besoins de nos territoires et à l'urgence des personnes, mais nous oeuvrons au quotidien pour que nos actions soient à la hauteur des engagements de la charte des droits des personnes sans-abri. L'État local mobilise des moyens d'hébergement conséquents dans le cadre du plan grand froid. Hier encore, ce sont 50 personnes vivant dans des habitats précaires de la rue Alfred-de-Musset qui ont pu être relogées", rappelle le maire villeurbannais. S'il n'est pas d'accord avec la méthode, Cédric Van Styvendael n'annonce aucune action pour déloger le collectif et les familles du gymnase Cusset.

"Les hébergements sont saturés"

Par ailleurs, le premier magistrat de Villeurbanne a adressé un courrier à la coordination des parents d'élèves de Villeurbanne. Dans celui-ci, il rappelle son action municipale pour lutter contre ce type de situation. "Nous essayons de mettre en place une politique ''pas d'exclusion de squat sans relogement'', et d'apporter une garantie des moyens d'exercer sa dignité pour les personnes qui y vivent [...]. Vous le savez, les dispositifs d'hébergement sont saturés, du fait de l'incurie des politiques migratoires, de l'indigence de la psychiatrie et de l'abandon de la jeunesse sans revenus [...]. Je vous assure de l'intensité de nos efforts pour augmenter constamment le nombre et la qualité de nos réponses".

Affaire à suivre...

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