Ciné-concert à l’Institut Lumière le 26 juin. Photo: Aline Duchêne

[Vidéo] Salle comble pour le ciné-concert de fin de saison de l'Institut Lumière avec Fred Escoffier, pianiste

Dimanche dernier, l'Institut Lumière donnait son dernier ciné-concert de la saison avec Fred Escoffier au piano pour Cadet d'eau douce de Buster Keaten et Charles Reisner.

Venu tout droit des Ardennes, Fred Escoffier a quitté Charleville-Mézières il y a une trentaine d'années pour rejoindre la capitale des Gaules. Pianiste de formation, l'artiste se produit régulièrement à Lyon, notamment pour accompagner des chanteurs ou des danseurs contemporains.

Depuis environ cinq ans, le musicien joue également pour l'Institut Lumière où il met en musique des films muets. Les cinés-concerts, au départ, c'était un exercice nouveau pour Fred Escoffier: "C'est impressionnant de mettre du son sur des images qui ont été filmées il y a très longtemps par des gens qui ont beaucoup de talent", confie-t-il, assis au piano.

Dix heures de composition

Au départ, l'Institut Lumière donne une idée de la programmation des films muets à Fred Escoffier. Puis, l'artiste choisit et tout s'enchaîne: "Je regarde le film quatre ou cinq semaines avant le ciné-concert et j'isole des passages qui me plaisent puis j'écris un thème", explique-t-il. Un processus de création qui prend au pianiste environ dix heures.

La dernière de la saison

Pour la dernière date de la saison des cinés-concerts de l'Institut Lumière, Buster Keaton et Charles Reisner étaient à l'honneur avec leur film Cadet d'eau douce. Un rendez-vous qui sonnait l'apogée de l'art burlesque avec Fred Escoffier qui a joué tout du long sur le magnifique piano Steinway de l’Institut Lumière.

Fred Escoffier au piano. Photo: Aline Duchêne

Cadet d'eau douce (États-Unis, 1928, 1h10, N&B), c'est l'histoire de Willy, fils du propriétaire d’un vieux rafiot. Il est amoureux de la fille du concurrent de son père, propriétaire du bateau rutilant le King..

Dans la salle comble, les rires du public ont vite rythmé la séance. "C'est porteur les réactions du public, c'est là le truc du cinéma.. L'énergie des gens circule, la bonne comme la mauvaise", décrit Fred Escoffier.

Une saison à succès

La salle de cinéma était pleine à craquer pour cette dernière, les petits comme les grands étaient au rendez-vous. Les courts métrages de Charlie Chaplin, Nosferatu de Friedrich Wilhelm Murnau ou encore Variétés d’Ewald André Dupont ont rythmé la saison des films muets de l'Institut Lumière, qui, avec son piano, a fait revivre ces grands classiques le temps d'une séance.

Pause cinéma du week-end pour certains, sortie du dimanche pour d'autres, ils sont nombreux à avoir apprécié une nouvelle fois la programmation de cette année et à espérer que le rituel des cinés-concerts soit renouvelé l'année prochaine.

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