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Une précision du directeur de la publication

Suite à l’enquête de Slim Mazni parue dans le dernier Lyon Capitale sous le titre « Quand la corruption gangrène le Grand Lyon », 
Gérard Collomb s’est cru autorisé à déclarer au micro de notre confrère Gérard Angel, vendredi matin sur Radio Scoop : « Je découvre. J’ai l’habitude des titres de Lyon Capitale et je vais vérifier auprès de mes services pour voir s’il y a l’ombre d’une réalité dans les accusations portées, sinon ce sera une calomnie de plus de Lyon Capitale » (sic).

Sur la forme, je ne relèverai pas le terme « calomnies » tant il suffit à discréditer son auteur. Mais sur le fond, il n’y a que deux possibilités :

- soit le président du Grand Lyon n’était pas au courant, comme il l’a affirmé sur Radio Scoop, et c’est grave parce qu’il ne sait pas ce qui se passe chez lui ;

- soit le président du Grand Lyon était au courant, à l’inverse de ce qu’il a affirmé sur Radio Scoop et c’est encore plus grave parce qu’alors il couvrirait les dérives de ses services.

Plutôt que de tenter de discréditer des journalistes qui font honnêtement leur travail, je me permets de conseiller au président du Grand Lyon de changer rapidement de stratégie, de reprendre ses esprits et de ne pas se laisser aller à des facilités de langage. Car dans cette affaire comme dans les affaires précédentes – favoritisme dans l’attribution des postes et des marchés, emploi fictif- nous maintenons et maintiendrons nos informations, tout simplement parce qu’elles sont vraies. Si le président du Grand Lyon pense le contraire et s’il s'estime « calomnié », il peut toujours saisir la justice.

Didier Maïsto, directeur de la publication de Lyon Capitale

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