La route D44 à Gleizé
Capture d’écran google street map

Sécurité routière : les sénateurs veulent le 80km/h au cas par cas

Dès le 1er juillet 2018, les routes bidirectionnelles (sans séparateur de voies) seront soumises à une vitesse maximale autorisée de 80km/h au lieu des 90 en vigueur. Dans un rapport publié le 18 avril, ils soumettent une alternative. Ils avancent l’idée que la décision de baisser la vitesse devrait revenir aux conseils départementaux

La colère des automobilistes et des motards gronde toujours face à la décision du gouvernement d’abaisser la vitesse maximale autorisée à 80km/h sur l’ensemble du réseau secondaire. A leur tour, les sénateurs s’expriment dans un rapport remis le 18 avril au Premier ministre. Ils y proposent une alternative à cette décision qu’ils jugent "précipitée". Dans ledit rapport, les membres du Sénat expliquent qu’ils ne souhaitent pas que le gouvernement recule sur cette réforme, mais bien qu’ils l’aménagent en fonction des territoires. La décision d’abaisser les vitesses devraient, selon eux, être prises au cas par cas, par les conseils départementaux en fonction de la dangerosité des routes.

Une idée déjà avancée par Bernard Perrut

Une alternative déjà évoquée par Bernard Perrut. L’élu LR de la 9e circonscription du Rhône demande que "le gouvernement donne à ceux qui connaissent le mieux le réseau routier local la capacité d’adapter de manière éclairée les vitesses." Il souhaite également confier cette tâche aux préfets et présidents des conseils départementaux "la responsabilité de définir, sur les routes dont ils ont la charge, une vitesse maximale autorisée."

Une expérimentation non "significative"

Les sénateurs déplorent également "le manque de concertation préalable à la décision, ainsi que les faux-semblants du bilan de l’expérimentation menée sur trois tronçons entre 2015 et 2017." Durant la période de l’expérimentation, neuf accidents corporels ont été constatés, contre 11 en temps "normal". Une baisse que les parlementaires ne jugent pas "significative". En parallèle, ils critiquent également la volonté du gouvernement d’établir au 1er juillet 2020, l’évaluation de cette mesure. "Une telle évaluation aurait dû avoir lieu avant la généralisation de cette mesure à l’ensemble du territoire, sur la base d’une véritable expérimentation", souligne le rapport.

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