Image d’illustration – Ukraine

Rhône : un nouveau convoi part chercher des Ukrainiens lundi 21 mars, "si nous on y arrive, tout le monde peut le faire"

Après un premier convoi envoyé début mars, de nouveaux mini vans partent du Rhône ce lundi 21 mars. Ils rejoindront la frontière moldave pour ramener des Ukrainiens à Lyon et leur apporter une aide humanitaire. Explications.

26 jours après le début du conflit en Ukraine, l'aide humanitaire continue de se mettre en place. Partout en Europe, les Ukrainiens affluent pour trouver un refuge. Ils seraient déjà plus de 3,2 millions à avoir quitté le pays en trois semaines selon l'ONU. Face à la situation, la mairie de Saint-Pierre-la-Palud et ses habitants continuent de se mobiliser pour venir en soutien aux réfugiés ukrainiens. Lundi 21 mars, trois semaines après un premier convoi envoyé en Ukraine, c'est au tour de deux minis vans et deux camionnettes de partir en direction de la frontière moldave en début de soirée. L'objectif : ramener une douzaine d'Ukrainiens dans la région pour qu'ils retrouvent amis et familles chez qui ils seront hébergés. À l'origine de cette initiative : le partenariat tripartite de la mairie, de l'association Solidarité Lyon Ukraine, et du travail de Valentina, francophone sur place.

Une forte mobilisation

Une initiative aussi possible grâce aux nombreux dons reçus depuis l'aller-retour du premier convoi début mars. "L'objectif est pleinement atteint. La première fois, on en a parlé autour de nous en disant 'regardez, si nous on y arrive, tout le monde peut le faire", se félicite Yann Candy, directeur général des services de Saint-Pierre-la-Palud. Si, lors du premier convoi, des fonds publics de la commune ont été mobilisé, ce n'est pas le cas pour ce second voyage. "La visibilité du premier trajet nous a permis de recevoir de nombreuses aides" explique-t-il. Une entreprise de concessions automobiles s'est également emparée de cette initiative en mettant à disposition des véhicules pour ramener des Ukrainiens.


"Si nous on y arrive, tout le monde peut le faire",
Yann Candy, directeur général des services de Saint-Pierre-la-Palud (Rhône) 


En tout, ce sont 12 personnes - dont l'adjoint à la voirie de la commune et une élue du département - qui partent de Mornant aux alentours de 18 heures lundi 21 mars. Ils rejoindront la ville de Iaşi en Roumanie, à la frontière moldave. Là-bas, ils récupéreront la douzaine d'Ukrainiens qui les attendent et qui a déjà trouvé où dormir ces prochains jours en France. L'extrême majorité trouvera refuge à Lyon chez des amis ou de la famille. Parmi eux, "4 ou 5 enfants", explique Yann Candy. Avant cela, le convoi fera une halte de 4 heures à Blaj en Roumanie pour y déposer du matériel et des biens de premières nécessités.

24 heures en moyenne dans le camp

Le convoi fait aussi face à un enjeu de dynamisme et de réactivité. "On sait que les réfugiés restent en moyenne de 24 heures dans un camp. Après, ils partent quel que soit le moyen. [...] En Roumanie, certains partent même avec des chevaux", révèle le directeur général des services de la commune qui "souhaite rendre service là où c'est utile". Pour Yann Candy, l'objectif désormais est d'étendre ce type d'initiative. "Nous on est une petite mairie, mais si la Ville de Lyon s'en empare...", poursuit-il.

L'arrivée du convoi est prévue pour mercredi dans la journée. Le retour ? "Le plus vite possible. On se relaiera pour conduire et on dormira très peu", conclut celui qui sera au volant d'un véhicule à partir de 18 heures lundi 21 mars.

Alors que les premiers réfugiés ukrainiens arrive en France, la Drôme se mobilise pour les accueillir.©Facebook - Mairie de Saint Pierre de Chandieu
Image d'illustration d'Ukrainiens dans le Rhône - ©Facebook - Mairie de Saint Pierre de Chandieu

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