Rhône : à mi-saison, un bilan touristique mi-figue mi-raisin

Juillet se termine et l'heure du bilan de mi-saison sonne déjà pour les professionnels du tourisme rhodanien. L'Observatoire Rhône Tourisme livre son verdict : malgré une certaine satisfaction des acteurs du marché, la fréquentation est stable et tend même vers la baisse. Les perspectives pour août sont tout aussi incertaines.

Mitigé. C'est le mot que le mois de juillet 2012 évoque aux professionnels du tourisme rhodanien. Si 74 % d'entre eux se disent satisfaits, la fréquentation touristique n'en est pas moins stagnante, voire en baisse, selon l'enquête* menée par l'Observatoire Rhône Tourisme. Ainsi, 31 % des acteurs du secteur témoignent d'une baisse d'activité, tandis qu'à l'inverse 27 % constatent une hausse. Mais en moyenne, la durée de séjour et le niveau des dépenses restent comparables au mois de juillet 2011.

Le tourisme rhodanien sauve donc les meubles mais ne progresse pas. A l'origine de ce bilan en demi-teinte, une météo capricieuse et la crise économique qui s'attarde. ''Les gens veulent garder leurs vacances. Ils partiront moins longtemps, moins loin, mais ils partiront'', estime Rodolphe Brenier, en charge de l'Observatoire Rhône Tourisme. Et les hébergeurs espèrent bien qu'il ne se trompe pas.

En effet, près de la moitié d'entre eux reste circonspecte quant aux perspectives pour le mois d'août. Seulement 38 % enregistrent un bon niveau de réservations. ''Cette année, on observe du ''très dernière minute'', '' poursuit Rodolphe Brenier. '' Les gens sont en quête du meilleur rapport qualité/prix, pour une disponibilité immédiate''. Là encore, c'est à la crise que les professionnels imputent ce changement de comportement.

Un tourisme local, mais pas que

Observant un recul du taux d'occupation et nuitées, les Gîtes de France du Rhône ont donc décidé de lancer régulièrement des promotions spontanées, pour capter les indécis. Mais ces derniers ont aussi besoin d'une météo favorable pour faire leur choix, critère incontrôlable qui obsède plus d'un professionnel.
Malgré tout, la saison 2012 est propice à de belles réussites locales. Ainsi, le Lac des Sapins fait partie des 74 % de satisfaits du mois de juillet.

Situé au cœur du Haut-Beaujolais, les 115 hectares du site qui propose la plus grande baignade biologique d'Europe ont fait carton plein pendant la première partie de l'été. ''Le nombre de visiteurs et d'appels est en nette croissance'', juge Alain Dessablons, directeur de l'office de tourisme du pays d'Amplepuis-Thizy. ''C'est meilleur que ce qu'on aurait pu supposer, au vu de la conjoncture.'' De plus en plus de familles en quête de dépaysement de dernière minute sont séduites par l'endroit, à 65 km au nord-ouest de Lyon.

Un public local, mais plus exclusivement. ''On attire les curieux de la région, mais également de plus en plus de nationaux. On travaille actuellement sur une mutation douce, vers une clientèle plus européenne'' conclut le directeur. En 2011, le Rhône accueillait 78 % de touristes venant de l'Hexagone, dont un tiers de la région. La clientèle étrangère, est principalement originaire des Pays-Bas, d'Allemagne, du Royaume-Uni et de Belgique.

*Enquête de conjoncture menée du 18 au 23 juillet auprès de 97 professionnels de l'hébergement et des sites touristiques du Rhône.

à lire également
La banque de France publie aujourd'hui sa dernière note de conjoncture "Tendances Régionales" pour la région Auvergne-Rhône-Alpes. Le mouvement des gilets jaunes conduit les entreprises à la prudence pour la fin de l'année.
d'heure en heure
d'heure en heure

derniers commentaires

réseaux sociaux

Nos BD
Faire défiler vers le haut